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ÉTÉ PRÉCOCE

(Bakushu)

Un film de Yasujiro OZU | Comédie dramatique | Japon | 1951 | 125mn | N&B

Résistance d'une jeune femme qui refuse le mariage souhaité par sa famille pour épouser un homme plus modeste.

Disponible dans le Coffret Ozu en 14 films et 1 documentaire le 25 avril 2014
 
Deuxième film abordant, après Printemps tardif, le thème de la jeune femme célibataire, Été précoce met en scène une famille japonaise des années 50 où coexistent trois générations. Empreint d’un ton léger dès son ouverture, il permet au cinéaste de renverser le cours des choses et d’aborder de façon plus sérieuse la question existentielle du mariage et de ses enjeux dans une société japonaise en pleine mutation.

Sortie en salles le 20 juillet 2005
Sortie en Coffret DVD le 06 février 2007
Réalisateur : Yasujiro OZU
Scénario : Kogo NODA & Yasujiro OZU
Avec : Setsuko HARA, Ichiro SUGAI, Chieko HIGASHIYAMA, Chishu RYU
Musique : Senji ITÔ
Directeur de la photographie : Yuharu ATSUTA
Montage : Yoshiyasu HAMAMURA
Producteur : Takeshi YAMAMOTO
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Yasujiro OZU


Yasujiro Ozu est né en 1903 à Tokyo, mais passe la majeure partie de son enfance et adolescence à Matsusaka, près de Nagoya. Il y découvre le cinéma, en particulier le cinéma hollywoodien, pour lequel il se passionne. Il se rend alors régulièrement à Nagoya pour voir les films de Chaplin, Murnau, ou Lubitsch, qu’il considère rapidement comme son réalisateur préféré. En 1923, après avoir échoué à l’examen d’entrée de l’Ecole Supérieure de commerce de Kobe, Ozu se fait engagé comme assistant opérateur à la Sh?chiku Kinema. Rapidement, il devient assistant réalisateur et réalise son premier film Zange no yaiba (Le Sabre la Pénitence), pour lequel il travaille avec le scénariste Kôgo Noda, marquant ainsi le début d’une longue et fructueuse collaboration. Mais la guerre civile ayant éclatée, Ozu est incorporé dans l’armée japonaise et se voit dans l’impossibilité de finir son film.

 

De retour de la guerre, il se lance pleinement dans la réalisation de films, gardant souvent la même équipe technique ainsi que les mêmes acteurs. Influencé par le modèle américain et le cinéma européen, il débute sa carrière par des comédies, genre dans lequel il excelle (Kabocha (La Citrouille), 1928). Très vite, son style devient de plus en plus personnel (Kaishain Seikatsu, (La vie d’un employé de bureau), 1929), même si les influences américaines sont toujours fortement présentes. De manière subtile, Ozu parvient à diffuser un message contestataire à travers ses comédies sociales, comme dans (Tokyo no gassho (Chœur de Tokyo), 1931) qui porte sur un fonctionnaire qui sombre dans la misère. Bien que le cinéma soit devenu parlant, Ozu préfère tourner des films muets, et fait du rapport entre les parents et les enfants son thème de prédilection. Au fil des années, il parvient à se libérer de ses influences occidentales : son style de mise en scène s’affine et devient de plus en plus dépouillé. Il préfère un cinéma essentiellement composé de longs plans fixes aux mouvements d’appareils et aux effets de montage, et choisit de filmer à la hauteur de ses personnages, comme dans (Otona no miru ehon umarete wa mita keredo (Gosses de Tokyo), 1932).

 

C’est en 1935 qu’il se lance finalement dans le parlant, et propose ainsi Hitori musuko (Le fils unique) en 1936. L’année suivante, il est mobilisé par l’armée et sert durant plusieurs mois en Chine. Il réussit cependant à réaliser Todake no kyodai (Les Frères et sœur Toda) en 1941, qui rencontre un grand succès auprès du public. En 1943, on lui confie la réalisation d’un film de propagande à Singapour, pour lequel il ne tourne que quelques plans car la capitulation est inévitable. Il est fait prisonnier à Singapour et ne pourra rentrer au Japon qu’en 1946. A son retour, il revient sur le devant de la scène avec entre autre Nagaya Shinshiroku (Récits d’un propriétaire, 1948), puis en 1949 avec Banshun (Printemps tardif). Ce film marque « une renaissance » du cinéaste, considéré par beaucoup comme une œuvre parfaite, puisqu’Ozu parvient à faire un film épuré dans lequel il saisit avec justesse les détails qui constitue la vie quotidienne. Surtout, Printemps tardif lui permettra d’acquérir une certaine réputation internationale.

 

Jusqu’en 1963, Ozu réalise une série de films qui témoigne de sa sensibilité et de sa mise en scène formelle et poétique, dont Tokyo monogatari (Voyage à Tokyo, 1953), que l’on situe parmi ses chefs d’œuvre. En 1958, Ozu tourne son premier film en couleurs,  Higanbana (Fleurs d’équinoxe), et décide de poursuivre cette expérience pour ses derniers films : Ohayo (Bonjour, 1959), Ukikusa (Herbes flottantes, 1959), Akibiyori (Fin d’automne, 1960), Kohayagawake no aki (Dernier caprice, 1961) et Sanma no aji (Le goût du saké, 1962). Dans ces dernières œuvres empruntes de mélancolie, qui ont contribué au succès planétaire du cinéaste, Ozu s’attache à mettre en évidence la destruction du système familial japonais face à l’évolution des mœurs.

Il meurt en 1963, laissant derrière lui une filmographie remarquable, qui a fait de lui l’un des cinéastes japonais les plus admirés. Par ses intrigues simples et sa mise en scène d’une extrême sobriété, Ozu a su capté l’essence même de ses sujets, renouant ainsi avec une longue tradition artistique japonaise.


 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE :

 

COFFRET OZU
Sortie le 25 avril 2014

COFFRET OZU EN 14 FILMS ET 1 DOCUMENTAIRE

12 DVD 9
Versions Originales Intertitres Japonais
Sous-Titres Français
Format 1.33 respecté • 4/3  N&B
Durée Totale des Films : 1 507 mn

DVD 1 - OÙ SONT LES RÊVES DE JEUNESSE ? (1932 - 85 mn) / UNE FEMME DE TOKYO (1933 - 46 mn)

Supplément :
. Court-métrage : Kagamijishi (24 mn)
Ozu capte la danse du lion lors d'une représentation théâtrale.

DVD 2 - HISTOIRES D'HERBES FLOTTANTES (1934 - 86 mn) / RÉCIT D'UN PROPRIÉTAIRE (1947 - 71 mn)

Supplément :
. Court-métrage : Un garçon honnête (14 mn)
Un garçon se lie d'amitié avec son kidnappeur.

DVD 3 - PRINTEMPS TARDIF (1949 - 108 mn)

Supplément :
. Conversations sur Ozu
(80 mn)
Un documentaire porté par la réflexion de grands cinéastes tels que Paul Schrader, Wim Wenders, Aki Kaurismäki, Claire Denis, Stanley Kwan, Lindsay Anderson et Hou Hsiaohsien.

DVD 4 - CRÉPUSCULE À TOKYO (1957 - 140 mn)

Suppléments :
Figures : Affiches et panneaux (10 mn).
D’hier à aujourd’hui, un parallèle sur les affiches publicitaires et les panneaux lumineux, éléments récurrents dans la filmographie d’Ozu.

DVD 5 - CHOEUR DE TOKYO (1931 - 90 mn) / UNE AUBERGE À TOKYO (1935 - 75 mn)

Supplément :
. J’ai été diplômé, mais… (12 mn).
Les vestiges d’un film perdu d’Ozu sur un jeune homme fraîchement diplômé ne trouvant pas d’emploi.

DVD 6 - ÉTÉ PRÉCOCE (1951 - 125 mn)

Suppléments :
. Voyage dans le cinéma : Été précoce (15 mn).
Un retour sur les lieux du tournage d’Été précoce.
. Figures : Linges, fumées et poteaux électriques (7 mn).
D’hier à aujourd’hui, un parallèle sur les linges, fumées et poteaux électriques, éléments récurrents dans la filmographie d’Ozu.

DVD 7 - LE GOÛT DU RIZ AU THÉ VERT (1952 - 116 mn)

Supplément :

. Voyage dans le cinéma : Le Goût du saké (15 mn).
Un retour sur les lieux du tournage du Goût du saké.

DVD 8 - PRINTEMPS PRÉCOCE (1956 - 144 mn)

Supplément :
. Figures : Affiches et panneaux (10 mn).
D’hier à aujourd’hui, un parallèle sur les affiches publicitaires et les panneaux lumineux, éléments récurrents dans la filmographie d’Ozu.

DVD 9 - J'AI VÉCU, MAIS... (1983 - 123 mn - Documentaire)
de KAZUO INOUE

Photographié par Yuuharu Atsuta, chef opérateur attitré d’Ozu, et réalisé par Kazuo Inoue, un documentaire exceptionnel sur les méthodes de travail du cinéaste, ponctué d’entretiens avec ses proches et principaux collaborateurs tels que Chishu Ryu, Mariko Okada et Haruko Sugimura.

DVD 10 - IL ÉTAIT UN PÈRE (1942 - 87 mn)

Suppléments :
. Entretien avec Catherine Cadou
(12 mn)
Filmé au Pavillon de Thé de la Maison du Japon à Paris, un retour sur la figure du père dans le film et au Japon.
. Entretien avec Jean-Michel Frodon
(14 mn)
Filmé au Pavillon de Thé de la Maison du Japon à Paris, une réflexion sur l’évolution et l’affinement du style d’Ozu.
. Rien
(17 mn)
Une analyse de film par Jean Douchet.
. Chishu Ryu, l’acteur fétiche
(45 mn)
Un documentaire inédit.
. Figures : Mers et rivières
(6 mn)
D’hier à aujourd’hui, un parallèle sur le pouvoir hypnotique des mers et des rivières, lieux récurrents dans la filmographie d’Ozu.
. La restauration

DVD 11 - LE FILS UNIQUE (1936 - 79 mn - Nouvelle restauration HD)

Supplément :
. Le temps conté : Jean-Jacques Beinex à propos du "Fils unique"
(22 mn)

DVD 12 - VOYAGE À TOKYO (1953 - 132 mn - Nouvelle restauration 4K)

Suppléments :
. Récit de Tokyo
(12 mn)
Une illustration d'un texte de Kijû Yoshida, tiré de son essai Ozu ou l'anti-cinéma.
. Jeux de rôles (26 mn)
En compagnie de Paul Jobin, Kazuhiko Ytabe et Charles Tesson.
Une réflexion sur les domaines particuliers assignés aux personnages dans Voyage à Tokyo
. Voyage dans le cinéma : "Voyage à Tokyo"
( 15 mn )
un retour sur les lieux du tournage du film.
. Bande-annonce

79,00 €

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