462.jpg462.jpg

GRÈVE, LA

(Statchka)

Un film de Sergueï M. EISENSTEIN | Drame | Biélorussie | 1924 | 88mn

Une usine de la Russie tsariste, en 1912. Les conditions de  travail y sont insupportables et les salaires misérables. La révolte gronde chez les ouvriers et les patrons. Accusé à tort d’avoir volé un micromètre, un ouvrier se pend. Immédiatement, la grève est déclenchée…

Réalisé par Sergueï M. Eisenstein, La Grève s’affirme comme un premier coup de génie. Imposant immédiatement son esthétique formaliste, le cinéaste pose les bases du langage du cinéma russe, rejette la notion d’un cinéma d’acteurs et capte d’abord la révolte ouvrière comme un objet purement artistique. Un chef-d’œuvre intemporel du patrimoine cinématographique russe !

 

 

 

EN CO-ÉDITION AVEC CARLOTTA FILMS, LA CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE DÉVELOPPE UNE COLLECTION DE DVD QUI LUI PERMET DE PARTAGER AVEC LE GRAND PUBLIC LA RICHESSE DE SES ARCHIVES. LA GRÈVE EST, APRÈS La Vendeuse de Cigarettes du MosselpromET VERDUN, VISIONS D’HISTOIRE, LE TROISIÈME TITRE DE CELLE-CI.

 

 

 

CRÉATION MUSICALE ORIGINALE ET INTERPRÉTATION

DE Pierre Jodlowski

(COMMANDE DE LA CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE EN 1998)

 

 

 

Commandée à Pierre Jodlowski par la Cinémathèque de Toulouse en 1998, la musique originale pour La Grève a été programmée dans de nombreux ciné-concerts en France et en Europe ; la sortie de ce DVD constitue l'aboutissement d'un travail engagé il y a 10 ans et témoigne d'une volonté croisée entre patrimoine et création.

 

 

 

« Dès le premier visionnement de La Grève, au moment où je devais choisir le film sur lequel j'allais travailler, j'ai été fasciné de prime abord par la dimension rythmique, gestuelle et articulatoire de ce film. La Grève reste pour moi un tableau ; tableau en mouvements, où le noir et le blanc deviennent couleurs, où la force d’une séquence est indissociable du tout,

dans sa pertinence structurelle. La Grève, film muet, se détache ainsi de la parole, véhicule les symboles d’un monde bouleversé, transmet, jusqu’à aujourd’hui, et c’est là sa force, les questionnements de l’homme, le sens même de l’existence.

 

Pourtant, c’est par la dynamique de l’image, les contrastes prononcés du rythme des séquences, la mise en scène excessive (devenant allégorie) qu’une dimension philosophique peut naître et non pas par une simple mise en image d’acteurs ou d’histoires charismatiques (comme le cinéma peut le faire bien souvent aujourd’hui). On voit bien alors comment l’idée musicale peut naître dans l’esprit du compositeur : la musique est art du temps et de l’espace, du rythme et de la forme. Mettre ce film en musique ne consiste pas simplement à combler un silence (d’ailleurs Eisenstein le fait très bien tout seul !) mais plutôt à tisser des trajectoires, à renouveler l’espace de la projection dans une dimension sonore. Là est le projet de cette création : apporter un nouvel "éclairage" de l’œuvre cinématographique à travers une musique dont l’intensité veut côtoyer celle du film, induire un rapport de forces, concentriques ou divergentes, retrouver l’énergie de l’image pour mieux la déconstruire et en donner une "interprétation" sensible. »

 

 

Pierre Jodlowski, compositeur

Réalisation : Sergueï M. EISENSTEIN

Scénario : Valeri PLETNIEV, Sergueï M. EISENSTEIN, Grigori ALEXANDROV, I. KRAVTCHOUNOVSKY et le collectif du Proletkult

Avec : Alexandre ANTONOV, Grigori ALEXANDROV, Maxime CHTRAUKH, Ivan KLIOUVKINE, Mikhail GOMAROV & Boris YOURTZEV

Musique : Pierre Jodlowski (1998)

Directeur de la photographie : Edouard TISSE

Décors : Vassili RAKHALS

Producteur : Boris MIKHIN

Production : Goskino et Proletkult

        
        
DVD - GRÈVE, LA

DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ

Intertitres Russes – Sous-Titres Français

Format 1.33 respecté  –  4/3  –  Noir et Blanc

 

 

SUPPLÉMENTS

 

. Eisenstein dans le souffle rÉvolutionnaire (37 mn)

Natacha Laurent (Déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse et historienne du cinéma soviétique) revient sur la formidable effervescence créative qui a accompagné la Révolution russe et retrace la carrière d'Eisenstein.

 

. La Grève, un engagement musical (31 mn)

Pierre Jodlowski revient sur sa partition originale de 1998. De Toulouse à Decazeville, ancien bassin minier, il retrace les origines du projet, ses sources d'inspiration et son engagement.

 

. Faire la grève, hier et aujourd'hui (13 mn)

Stéphane Sirot (historien du mouvement social) remet en perspective le phénomène de la grève dans le contexte des mouvements sociaux de l'époque tsariste et la confronte aux représentations médiatiques contemporaines.

 

. COURT-MÉTRAGE : LE JOURNAL DE GLOUMOV (1923 – N&B – 5 mn)

Ce film, inspiré d'une pièce d’Alexandre Ostrovski, était projeté lors des représentations du spectacle Un Homme sage qu'avait monté Eisenstein pour le théâtre du Proletkult.

 

Édition avec fourreau

15,04 €

Soyez le premier à donner votre avis sur ce film

4622.jpg4622.jpg

462.jpg462.jpg