LA PRISON

(Fängelse)

Un film de Ingmar BERGMAN | Suède | 1949 | 81mn | N&B

Martin, jeune metteur en scène, est encouragé par son ancien professeur de mathématiques à réaliser un film sur l’enfer. Thomas, son ami journaliste, est très enthousiaste à cette idée. En effet, lors d’un de ses reportages nocturnes, celui-ci fait la connaissance de Birgitta-Carolina, une jeune fille qui se prostitue sous la coupe de son fiancé-souteneur. Il pense qu’elle pourrait être le point de départ du futur film...
Rétrospective Ingmar Bergman : au cinéma le Champo (Paris 5è) à partir du 10 juin 2015
 
Les futures thématiques bergmaniennes sont déjà présentes dans La Prison, cinquième long-métrage du cinéaste suédois – mais premier film dont le scénario est entièrement écrit par ses soins – : la réalité de la vie et sa brutalité face à la pulsion créatrice, la foi que la mort met en doute, un climat social extrêmement noir d’où émerge un questionnement sur l’activité artistique. La « Bergman touch » est lancée.
Visa : 21 425
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.