COMMUNIANTS, LES

(Nattvardsgästerna)

Un film de Ingmar BERGMAN | Drame | Suède | 1963 | 82mn | N&B

Tomas Ericsson est pasteur dans un village de bord de mer. Il célèbre l’office du dimanche matin devant une assemblée de quelques fidèles. Un jour, un couple vient le consulter : le mari est angoissé par la menace de la bombe atomique. Mais le pasteur ne parvient pas à l’aider et lui confie sa propre angoisse. Depuis le décès de son épouse, il est lui-même plongé dans le doute et, coupé de Dieu, sent sa foi chanceler...

Rétrospective Ingmar Bergman : au cinéma le Champo (Paris 5è) à partir du 10 juin 2015

 

Avec Les Communiants réalisé en 1963, Bergman règle une fois pour toutes ses comptes avec la religion. La réalisation, tout en discrétion, révèle sobrement le vide et le doute qui vient frapper les personnages interprétés par Gunnar Björnstrand et Max von Sydow. Avec humilité, Bergman abandonne le superflu au profit d’un dénuement esthétique sublimé, filme le silence et l’absence, et signe l’une de ses oeuvres les plus classiques.
Visa : 30 181
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.