MONIKA

(Sommaren med Monica)

Un film de Ingmar BERGMAN | Drame | Suède | 1953 | 98mn | N&B

Dans un quartier populaire de Stockholm, la jeune Monika partage ses journées entre son travail dans un magasin d’alimentation et le taudis dans lequel elle vit avec son père ivrogne et une bruyante marmaille. Un jour, elle rencontre Harry qui s’éprend d’elle. Tous deux décident de s’enfuir sur une île de la périphérie de Stockholm, pour vivre, le temps de l’été, cet amour qu’ils pensaient éternel...

Rétrospective Ingmar Bergman : au cinéma le Champo (Paris 5è) à partir du 10 juin 2015

 

C’est avec ce film sorti en 1953 que Bergman explose sur la scène internationale. Adapté du roman naturaliste éponyme de Per Anders Folgeström, Monika fait scandale et se voit même taxé de pornographie à cause du corps nu de son actrice Harriet Andersson : affranchie, sensuelle, cette dernière a véritablement frappé les esprits avec son célèbre regard-caméra qui marquera les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague.
Visa : 14 845
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.