MUSIQUE DANS LES TÉNÈBRES

(Musik i mörker)

Un film de Ingmar BERGMAN | Drame | Suède | 1948 | 88mn | N&B

Au cours d’un exercice de tir, le jeune Bengt perd la vue. Quitté par sa fiancée qui ne souhaite plus fréquenter un invalide, Bengt délaisse sa passion pour la musique et perd toute envie de vivre. Il rencontre alors Ingrid, jeune fille d’origine modeste, engagée à son service. Auprès d’elle, Bengt renoue avec une certaine idée du bonheur. Mais lorsqu’Ingrid se met à fréquenter un certain Ebbe, Bengt sombre à nouveau...
Rétrospective Ingmar Bergman : au cinéma le Champo (Paris 5è) à partir du 10 juin 2015
 
Avant la sortie de son troisième long-métrage, Musique dans les ténèbres, en 1948, Ingmar Bergman est perçu comme un cinéaste sombre qui a du mal à trouver son public. C’est son producteur Lorens Marmstedt qui lui conseille d’adapter le roman de l’écrivaine suédoise Dagmar Edqvist : cette bouleversante histoire sentimentale, influencée par le réalisme poétique français, est son premier succès public et critique.
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.