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SOURIRES D'UNE NUIT D'ÉTÉ

(Sommarnattens leende)

Un film de Ingmar BERGMAN | Drame | Suède | 1955 | 109mn | N&B | 1.37

Fredrik Egerman, séduisant avocat quinquagénaire, a épousé en secondes noces la jeune et vertueuse Anne, qui a le même âge que son fils Henrik. Un jour, Fredrik tombe sur son ancienne maîtresse Désirée, laquelle a décidé de le reconquérir. Elle prend alors la décision d’organiser un dîner dans la demeure de sa mère et invite toute la famille de son ancien amant Fredrik, son amant actuel le comte Malcolm et la femme de celui-ci. Au cours de cette nuit de la Saint-Jean, les couples vont se faire et se défaire…

Sortie au cinéma le 5 mars 2014 en version restaurée inédite
Dans le cadre de la Rétrospective Ingmar Bergman (en 7 films)


UN DÉLICIEUX MARIVAUDAGE AU SEIN DE LA BOURGEOISIE SUÉDOISE DES ANNÉES 1900

Avant de réaliser Sourires d’une nuit d’été en 1955, Bergman est déjà un metteur en scène reconnu et un cinéaste affirmé, tournant souvent jusqu’à deux films par an. Mais cette hyperactivité le mène rapidement au surmenage : alors qu’il se trouve dans un état grave de dépression, Bergman confie avoir hésité entre mettre fin à ses jours ou réaliser une comédie pour, finalement, retenir la seconde option. Tourné en seulement 55 jours, Sourires d’une nuit d’été joue habilement avec l’héritage théâtral européen : on y retrouve notamment l’influence des comédies shakespeariennes – Songe d’une nuit d’été en tête –, du fameux Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux ou des vaudevilles à la Feydeau. Le résultat est un film atypique et hilarant, à mi-chemin entre la comédie de mœurs, la tragédie et le surréalisme. Malgré l’apparente légèreté du propos, Bergman voit en Fredrik un alter ego pour exprimer sa souffrance face à l’amour impossible et à l’incommunicabilité entre hommes et femmes. Une autre influence est à trouver du côté du réalisateur français Jean Renoir, avec son film La Règle du jeu, à travers la question des rapports entre classes sociales. Car chez Bergman, les couples se font et se défont au cours d’une nuit d’été où le soleil ne se couche jamais, caractéristique des pays nordiques, que met brillamment à profit le chef opérateur Gunnar Fischer à travers l’éblouissante luminosité de sa photographie. Sourires d’une nuit d’été marque le début de la reconnaissance internationale de Bergman, avec l’obtention d’un Prix de l’humour poétique à Cannes en 1956. Le réalisateur américain Woody Allen s’inspirera ouvertement de cette œuvre avec son film Conte érotique d’une nuit d’été (1982).
Réalisation : Ingmar BERGMAN
Scénario : Ingmar BERGMAN
Avec : Ulla JACOBSSON, Eva DAHLBECK, Harriet ANDERSSON, Gunnar BJÖRNSTRAND & Jarl KULLE
Décors : P.A LUNDGREN
Montage : Oscar ROSANDER
Producteurs : Allan EKELUND, SVENSK FILMINDUSTRI
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Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.

 

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Extrait

Bande-annonce 2014

rétrospective Ingmar Bergman
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