EROS + MASSACRE

EROS + MASSACRE
(Eros + Gyakusatsu)

Un film de Kijû YOSHIDA | Comedie-Dramatique | Japon | 1969 | 209mn

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Alors qu’elle fait l’amour avec Unema, réalisateur de spots publicitaires, une étudiante de 20 ans, Eiko Sokutai, prend conscience d’elle-même et de son inévitable froideur. Peu de temps auparavant, elle a rencontré Wada, un jeune homme du même âge, qui reste malheureusement sourd à ses avances. Afin de mieux comprendre qui elle est, Eiko s’intéresse alors à l’anarchiste Sakae Ôsugi, qui, à l’ère Taishô, fut le chantre et le premier adepte de l’amour libre. Elle suit également les traces de Noe Itô, assassinée avec Ôsugi au lendemain du grand tremblement de terre de 1923 par un officier de l’armée japonaise…

Sortie en salles le 02 avril 2008

Sortie en DVD collector le 09 avril 2008


« Un exercice de style de haute volée,
dont une seule vision ne saurait épuiser la lecture »

Le Monde


En 1969, Eros + Massacre inaugure une trilogie où Kijû Yoshida allie la recherche formelle et une exploration successive de trois extrêmes socio-politiques du Japon au vingtième siècle : l’anarchisme, le communisme et le nationalisme. Tout en se penchant sur l’anarchisme japonais, le réalisateur dénonce la notion de réalité historique par une multiplication de différents points de vue et signe un chef-d’œuvre définitif d’une beauté plastique saisissante.

De part son caractère polémique, l’exploitation d’Eros + Massacre fut chaotique. En effet, au moment de la sortie, une femme, députée à l’époque, qui avait été dans l’entourage de Sakae Ôsugi, intenta un procès à Kijû Yoshida pour violation de la vie privée et tenta d’en faire interdire la projection. Sous la pression redoublée de son distributeur, le film, d’une durée originale de 226 minutes, fut coupé à 168 minutes pour sa sortie au Japon en mars 1970. Il fut néanmoins exploité dans sa version intégrale en France.


« Si l’État avait simplement voulu réprimer les actes politiques de l’anarchiste Ôsugi et de ses camarades, il lui aurait suffi de les arrêter et de les emprisonner. Mais, en réalité, l’État a voulu les massacrer, les anéantir totalement. Pourquoi ? Parce qu’il avait peur de la liberté d’imagination qu’ils exprimaient – une imagination destructive qui niait tous les éléments fondamentaux de l’État, mariage, famille, biens privés, etc., et finalement l’État lui-même. »

Kijû YOSHIDA

Réalisation : Kijû YOSHIDA

Scénario : Kijû YOSHIDA & Masahiro YAMADA

Avec : Mariko OKADA, Toshiyuki HOSOKAWA, Yûko KUSUNOKI, Kazuko INENO & Etsushi TAKAHASHI

Musique : Toshi ICHIYANAGI

Montage : Hiroyuki YASUOKA

Directeur de la photographie : Motokichi HASEGAWA

Production : Gendai Eigasha & Bungakuza

Producteur : Kijû YOSHIDA & Shinji SOSHIZAKI

 

 

 

Réalisateur
Kijû YOSHIDA

Kijû YOSHIDA


Artiste japonais discrètement prolixe, Kijû Yoshida a construit en cinquante ans une œuvre exigeante, sensible et érudite, dont on mesure depuis dix ans l’importance dans l’histoire du cinéma.
19 films de fiction et une centaine de documentaires, soutenus par une importante production critique, manifestent l’originalité d’un auteur rétif à toute classification, même s’il a souvent été comparé à des cinéastes européens comme Antonioni, Godard ou Bergman.

Après des études à l’université de Tokyo, où il approfondit son intérêt pour la pensée française et les théories existentialistes, Kijû Yoshida, également connu sous le nom de Yoshishige Yoshida, entre en 1955 au studio Shôchiku. Il y est repéré par Kinoshita, dont il est l’assistant jusqu’en 1960. La même année, il devient avec Bon à rien l’un des hérauts de la modernité cinématographique japonaise, aux côtés d’Oshima et de Shinoda, avec qui il forme la « Nouvelle Vague Shôchiku », à l’instar du mouvement qui bouleverse le cinéma en Europe au même moment.
Porté par la volonté d’abattre les structures usuelles, mais surtout par l’exigence de se mettre soi-même en danger (il théorise à l’époque la nécessité d’une perpétuelle « négation de soi »), Yoshida se montre un expérimentateur inlassable.
Tout en livrant de bouleversants portraits de femmes (Histoire écrite sur l’eau, Le Lac des femmes, Flamme et femme) grâce à son épouse et égérie, la célèbre actrice Mariko Okada, il renouvelle les possibilités narratives et plastiques du cinéma (Eros + Massacre, Purgatoire eroica). Une « éthique de la métamorphose », selon le théoricien Shiguéhiko Hasumi, qui le poussera à s’exiler pendant treize ans loin du Japon et du cinéma, pour visiter l’histoire de l’art mondial au fil d’une série documentaire produite par la télévision (Beauté de la beauté).

 

 

COLLECTOR - EROS + MASSACRE

ÉDITION COLLECTOR 2 DVD


2 DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ

Version Originale

Sous-Titres Français

Format 2.35 respecté - 16/9 compatible 4/3 - N&B;

Durée des Films : 209 mn / 158 mn


DVD 1 - Eros + Massacre (version longue)

INCLUS :

BANDE-ANNONCE


DVD 2 - Eros + Massacre (version courte)

INCLUS :

. YOSHIDA OU L’ÉCLATEMENT DU RÉCIT (29 mn)

Le cinéaste Kijû Yoshida et les historiens du cinéma Jean Douchet et Mathieu Capel reviennent sur la figure du personnage historique Sakae Ôsugi ainsi que sur les thèmes de Eros + Massacre et sur sa radicalité.

. BANDE-ANNONCE

24,99 €

 

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