FRANKENSTEIN

FRANKENSTEIN
 

Un film de James WHALE | SF-Fantastique | États-Unis | 1931 | 71mn

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Un jeune savant du nom d'Henry Frankenstein travaille depuis de longues années à réaliser son rêve : créer dans son laboratoire un véritable être humain. Pour cela, il a façonné un corps à partir de différents membres prélevés sur des cadavres. Puis il a posé un cerveau sous la boîte crânienne, le cerveau d'un criminel. Enfin, il a injecté dans ce corps et ce cerveau une étincelle de vie. De cette expérience unique est née une créature au physique de monstre, dotée d'une force incroyable...

Sortie en salles le 25 juin 2008


Classique indémodable du cinéma fantastique, Frankenstein est l’adaptation du roman gothique de Mary W. Shelley : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Paru en 1818 alors que l’Angleterre commence à entrer dans la révolution industrielle, ce récit d’un homme cherchant à rivaliser avec Dieu fait grand bruit. Il soulève des questions philosophiques nouvelles, interrogeant le rapport pervers entre science et éthique. La jeune romancière britannique installe une atmosphère morbide, incertaine, pourrissante où le monstre déchaîné serait le produit le plus abominable d’une humanité dépassée par sa technique.


Le film de James Whale reprend ces thématiques et porte l’accent sur le caractère terrifiant du conte en privilégiant la place du monstre par rapport à celle du savant fou. Adapté de la pièce de Peggy Webling qui eut beaucoup de succès à la fin des années vingt, le Frankenstein de 1931 (une version muette de 15 minutes avait déjà été tournée en 1910) est avant tout un prodigieux film d’horreur. Associant à l’effroi une sombre poésie, ce chef-d’œuvre contient des moments inoubliables comme la scène où le monstre joue au bord de l’eau avec une petite fille. Plus de 75 ans après, Frankenstein demeure l’un des plus beaux films d’épouvante.


« Si vous avez le cœur fragile et que vous ne pouvez supporter des émotions trop intenses ou effroyables, nous vous recommandons de ne PAS voir ce film »

Texte d’accompagnement des publicités lors de la sortie de Frankenstein en 1931


Boris Karloff, un monstre de légende

La puissance mythique de Frankenstein est indissociable de l’incarnation du monstre par Boris Karloff. En 1931, cet acteur à la stature de golem est encore inconnu, à tel point que son nom n’est même pas mentionné au générique de début. C’est Bela Lugosi, inoubliable Dracula, qui devait à l’origine endosser le costume du monstre. Reprenant le rôle à son compte, Karloff imprime sur son personnage une force brute, aidé par les nombreuses couches de maquillage et de costume préparées par le génial Jack Pierce. Avec sa silhouette de marbre, son front plat, ses membres raides et les vis enfoncées dans son cou (qui sont en réalité des électrodes servant à faire passer l’électricité dans le corps afin de l’animer), la figure du monstre devient l’emblème du film et Karloff s’installe à jamais dans la mémoire collective comme l’image type de Frankenstein.

Réalisation : James WHALE

Scénario : Garrett FORT et Francis Edward FARAGOH, d'après le roman de Mary SHELLEY et de la pièce de Peggy WEBLING

Avec Boris KARLOFF, Colin CLIVE & Mae CLARKE

Musique : Bernhard KAUN

Montage : Clarence KOLSTER

Directeur de la photographie : Arthur EDESON

Production : Universal Pictures

Producteur : Carl LAEMMLE Jr.

 

 

 

Réalisateur
James  WHALE

James WHALE

Né en 1896 en Grande-Bretagne, James Whale, prisonnier des Allemands durant la première guerre mondiale, démarre comme dessinateur humoristique avant de découvrir le théâtre : il y travaille jusqu’en 1930, tour à tour décorateur, acteur et metteur en scène. Le succès d’une pièce intitulée Le Grand voyage de Robert Cedric Sheriff lui vaut d’être appelé à Hollywood.
Il réalise un film de guerre, Journey’s End, collabore avec Howard Hughes pour son film d’aviation, Les Anges de l’enfer, puis dirige un mélodrame, Waterloo Bridge, avec Mae Clark et Bette Davis.

En 1931, le succès de Frankenstein aiguille sa carrière vers le fantastique : Une étrange soirée lui permet de réunir en huis-clos Boris Karloff et Charles Laughton, et surtout, en 1933, L’Homme invisible s’impose comme un nouveau classique du cinéma fantastique. Cette adaptation du roman de H.G. Wells a pour interprète Claude Rains, et bénéficie des trucages poétiques de John Fulton. En 1935, La Fiancée de Frankenstein se révèle une suite au moins aussi réussie que l’œuvre originelle, encore plus noire et plus profonde – malgré la déception de l’acteur Boris Karloff, qui aurait préféré que son personnage ne parle pas.

Le reste de la filmographie de James Whale est plus hétéroclite : on se souvient de Show Boat, en 1936, une comédie musicale avec Irene Dunne, de Après en 1937, un film de guerre adapté d’Erich Maria Remarque, de Port of Seven Seas en 1938, un remake du Fanny de Marcel Pagnol avec Wallace Beery et Maureen O’Sullivan, de L’Homme au masque de fer en 1939, une adaptation de Dumas avec Louis Hayward et Joan Bennett, de L’Enfer vert en 1940, une épopée dans la jungle avec Douglas Fairbanks Jr, George Sanders et Vincent Price.
Dans les années 40 et 50, le cinéaste se retire et se consacre à la peinture. Il est retrouvé noyé dans sa piscine, en 1957. Les circonstances du drame sont longtemps restées dans l’ombre, jusqu’à ce qu’en 1987, son amant ne rende public la lettre de suicide écrite juste avant sa mort : une lettre indiquant sa peur de vieillir et d’être malade…

Ses derniers feux ont fait l’objet d’un film, Gods and Monsters, réalisé par Bill Condon en 1998, avec Ian McKellen dans le rôle de James Whale, et Brendan Fraser dans celui de son jardinier. On y voit ce vieil homme retiré d’Hollywood et néanmoins victime de l’homophobie ambiante, le tout entrecoupé de flash-back montrant son expérience de la guerre ou ses années passées dans l’univers du cinéma.

 

 

 

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