LAC DES FEMMES, LE

LAC DES FEMMES, LE
(Onna no mizuumi)

Un film de Kijû YOSHIDA | Drame | Japon | 1966 | 98mn

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Dégoutée par son mari, Miyako entretient une relation adultère avec le jeune Kitano. Un soir, celui-ci demande à la photographier nue. Elle accepte, mais les négatifs lui sont dérobés. Soumise au chantage d’un inconnu, Miyako n’a alors d’autre choix pour les récupérer que d’obtempérer, et prend le train pour Katayamazu Onsen…

« Cette histoire est celle d’une femme qui, ayant perdu son sac à main, redoute le contact d’un homme inconnu. Cependant, j’ai tâché d’en dégager un étrange rapport de complicité. J’ai voulu amplifier à l’infini le caractère antisocial que partagent implicitement cet homme et cette femme, l’agresseur et sa victime, espérant qu’au terme de ce parcours, quelque chose se donne enfin à voir. »

Kijû Yoshida

Réalisation : Kijû YOSHIDA

Scénario : Kijû YOSHIDA, Toshirô ISHIDÔ & Yasuko ÔNO, d’après le roman de Yasunari Kawabata

Avec : Mariko OKADA, Shigeru TSUYUGUSHI, Tamotsu HAYAKAWA & Shinsuke ASHIDA

Musique : Sei IKENO

Montage : Sachiko SHIMIZU

Décors : Itsurô HIRATA

Directeur de la photographie : Tatsuo SUZUKI

Production : Gendai Eigasha

Producteur : Keinosuke Kubo

 

 

 

Réalisateur
Kijû YOSHIDA

Kijû YOSHIDA


Artiste japonais discrètement prolixe, Kijû Yoshida a construit en cinquante ans une œuvre exigeante, sensible et érudite, dont on mesure depuis dix ans l’importance dans l’histoire du cinéma.
19 films de fiction et une centaine de documentaires, soutenus par une importante production critique, manifestent l’originalité d’un auteur rétif à toute classification, même s’il a souvent été comparé à des cinéastes européens comme Antonioni, Godard ou Bergman.

Après des études à l’université de Tokyo, où il approfondit son intérêt pour la pensée française et les théories existentialistes, Kijû Yoshida, également connu sous le nom de Yoshishige Yoshida, entre en 1955 au studio Shôchiku. Il y est repéré par Kinoshita, dont il est l’assistant jusqu’en 1960. La même année, il devient avec Bon à rien l’un des hérauts de la modernité cinématographique japonaise, aux côtés d’Oshima et de Shinoda, avec qui il forme la « Nouvelle Vague Shôchiku », à l’instar du mouvement qui bouleverse le cinéma en Europe au même moment.
Porté par la volonté d’abattre les structures usuelles, mais surtout par l’exigence de se mettre soi-même en danger (il théorise à l’époque la nécessité d’une perpétuelle « négation de soi »), Yoshida se montre un expérimentateur inlassable.
Tout en livrant de bouleversants portraits de femmes (Histoire écrite sur l’eau, Le Lac des femmes, Flamme et femme) grâce à son épouse et égérie, la célèbre actrice Mariko Okada, il renouvelle les possibilités narratives et plastiques du cinéma (Eros + Massacre, Purgatoire eroica). Une « éthique de la métamorphose », selon le théoricien Shiguéhiko Hasumi, qui le poussera à s’exiler pendant treize ans loin du Japon et du cinéma, pour visiter l’histoire de l’art mondial au fil d’une série documentaire produite par la télévision (Beauté de la beauté).

 

 

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Versions Originales

Sous-Titres Français

Format 2.35 respecté – 16/9 compatible 4/3 – N&B;

DVD 1 - Histoire écrite sur l'eau

DVD 2 - Le Lac des femmes

DVD 3 - Passion ardente/ Amours dans la neige

DVD 4 - Flamme et femme/ Kijû Yoshida : qu'est-ce qu'un cinéaste ?

LES SUPPLÉMENTS :

. PRÉFACES DE KIJÛ YOSHIDA

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34,99 €

 

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