TRAQUENARD, LE

TRAQUENARD, LE
(Otoshiana)

Un film de Hiroshi TESHIGAHARA | SF-Fantastique | Japon | 1962 | 93mn

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Otsuka, un mineur sans abri et son jeune fils errent pour trouver du travail. Au cours de leur voyage, ils sont photographiés de loin par un mystérieux homme vêtu de blanc. Le mineur arrive dans un village fantôme, abandonné depuis la fermeture de la mine, où demeure la propriétaire d’un magasin de confiseries qui attend des nouvelles de son fiancé...

Premier long-métrage de Hiroshi Teshigahara, Le Traquenard marque aussi sa première collaboration avec le romancier et dramaturge Kôbô Abe et le compositeur Tôru Takemitsu. Magnifiquement filmée au cœur d’une ville minière abandonnée, cette œuvre est à la fois une critique socio-réaliste et une histoire de fantômes dérangeante. En examinant les thèmes de l’aliénation, des droits sociaux et de l’identité, Teshigahara évoque ses influences européennes à travers le cinéma de Michelangelo Antonioni (Le Désert rouge) et d’Alain Resnais (L’Année dernière à Marienbad).

Réalisation : Hiroshi TESHIGAHARA

Scénario : Kôbô ABE d’après son roman

Avec : Hisashi IGAWA, Sumie SASAKI, Sen YANO, Hideo KANZE, Kunie TANAKA & Kei SATO

Musique : Tôru TAKEMITSU

Directeur de la photographie : Hiroshi SEGAWA

Montage : Fusako SHUZUI

Producteur : Tadashi ÔNO

Production : TESHIGAHARA PICTURES

 

 

 

Réalisateur
Hiroshi TESHIGAHARA

Hiroshi TESHIGAHARA


TESHIGAHARA a eu un parcours tout à fait original. Après avoir étudié la peinture et écrit des critiques de films, il tourne des courts métrages documentaires. Puis il créée sa propre structure de production pour être indépendant des studios japonais et réalise son premier film en 1962, LE TRAQUENARD (OTOSHIANA), déjà sur un scénario de l’écrivain Kobo ABE. Il travaille à nouveau avec cet auteur pour LA FEMME DES SABLES (SUNA NO ONNA, 1964). TESHIGAHARA mène aussi un travail en complète osmose avec le directeur de la photographie, Hiroshi SEGAWA. Le film est un exemple de symbiose entre images et sons. Toru TAKEMITSU, compositeur de référence, crée pour cette histoire une musique intense aux tons irritants et hypnotiques. D’une grande force surréaliste, la musique rend la situation de manipulation de la femme aussi ambiguë, car elle est elle-même prisonnière des hommes du village qui l’ont condamnée à rester dans cette maison. Il existe différentes versions du film. La version « japonaise » sortie au Japon en 1964, est plus longue que la version présentée au Festival de Cannes en 1964.

 

 

 

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