SONGE DE LA LUMIÈRE, LE

SONGE DE LA LUMIÈRE, LE
(EL SOL DEL MEMBRILLO)

Un film de Víctor ERICE | Comedie-Dramatique | ESPAGNE | 1992 | 134mn | Couleurs

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A l'automne 1990, à Madrid. Le peintre Antonio López commence un nouveau tableau dans le jardin de sa maison. Il choisit un thème qu’il a maintes fois traité par le passé, la maturation de l’arbre fruitier, et s’intéresse à un cognassier qu’il a lui-même planté. Néanmoins, le peintre pousse sa réflexion et tente, pour la première fois, de représenter également la lumière du soleil. Au fil des jours, le tableau prend forme, mais la pluie automnale redouble de vigueur et le cognassier commence à flétrir irrémédiablement…

Imaginé conjointement par le réalisateur Víctor Erice et Antonio López, le célèbre peintre réaliste, Le Songe de la lumière est une œuvre particulièrement atypique du cinéma espagnol. À travers l’observation quotidienne de la routine du peintre et de son entourage, le réalisateur de L’Esprit de la ruche capte de façon inédite et incomparable le processus de création artistique. Prix du Jury au Festival de Cannes 1992, Le Songe de la lumière est un chef-d’œuvre précieux et traversé par une somptueuse lumière, objet de la quête fascinante commune au réalisateur et au peintre.

Réalisation : Victor ERICE

Scénario : Antonio LOPEZ, Victor ERICE

Avec : Antonio LOPEZ, Maria MORENO, Enrique GRAN, José CARRETERO, Maria LOPEZ, Carmen LOPEZ

Musique : Pascal GAIGNE

Directeur de la photographie : Javier AGUIRRESAROBE, Angel Luis FERNANDEZ, José Luis Lopez IGNARES

Montage : Juan IGNACIO SAN MATEO

Producteur : Maria MORENO

 

 

 

Réalisateur
Víctor ERICE

Víctor ERICE


Víctor Erice est l’un des auteurs les plus atypiques du cinéma espagnol. Non seulement par son œuvre (tous ses films sont profondément personnels et singuliers)… mais surtout par la rareté de son œuvre : seulement trois longs-métrages depuis ses débuts dans les années 60 !

Né à Carranza en 1940, il étudie à l’Escuela Oficial de Cinematografía, l’école de cinéma de Madrid, de 1960 à 1963, au sein du département Réalisation. C’est dans ce cadre qu’il tourne ses premiers courts-métrages, Entre Vías et Páginas de un diario, ainsi qu’un moyen-métrage intitulé Los Días perdidos. En 1969, il fait l’expérience d’un premier « vrai » film à travers un sketch de 35 minutes du film Los Desafíos (auquel participent aussi Rafael Azcona, José Luis Egea et Claudio Guerín). On y assiste, dans un hameau du désert, aux croisements entre un Américain, une Cubaine, deux Espagnols et un chimpanzé.
Mais c’est en 1973 que Víctor Erice s’impose grâce à ce premier long-métrage exceptionnel qu’est L’Esprit de la ruche (El Espíritu de la colmena). Cette évocation noire et poétique du monde de l’enfance, qui dilate le temps et filme l’espace à perte de vue, lui vaut une reconnaissance mondiale.
Un second long-métrage voit le jour dix ans plus tard, en 1983, entérinant la réputation de perfectionnisme de l’auteur. Il s’agit du Sud (El Sur), inspiré d’un roman d’Adelaida García Morales. C’est l’histoire d’une fillette fascinée par le passé mystérieux d’un père peu présent, qui a laissé dans le sud une femme à laquelle il voue un amour éternel…

Une dizaine d’années de silence s’installe de nouveau jusqu’au Songe de la lumière (El Sol del membrillo, 1992). Cette entreprise de documentaire autour du peintre Antonio López, s’attaquant à la peinture du cognassier de sa maison madrilène, montre la minutie des travaux préparatoires, affronte le dur labeur du processus créatif, mais offre aussi une réflexion mélancolique sur l’art et la mort. Et remporte le Prix du Jury au Festival de Cannes ainsi que le Prix de la critique internationale.

Trois décennies, trois chefs-d’œuvre… mais depuis, aucun autre long-métrage n’est venu compléter cette filmographie unique.
En 1996, Víctor Erice signe Preguntas al atardecer, un segment de 12 minutes du film collectif Celebrate Cinema 101. Il y développe une réflexion sur le cinéma perçu comme une ouverture sur le monde en s’inspirant de sa ville, Madrid.
En 2002, il réalise un épisode de dix minutes, Enfantement, dans le cadre d’un autre film collectif, Ten Minutes Older : the Trumpet (les autres cinéastes sont Chen Kaige, Werner Herzog, Jim Jarmusch, Aki Kaurismäki, Spike Lee et Wim Wenders). Travaillant sur un thème imposé, le temps, il filme un bébé en train de dormir, tandis qu’une tâche de sang se répand dans son berceau, et que les bruits de la ferme se font de plus en plus tranchants.
En 2007, le Centre Georges Pompidou lui consacre une exposition intitulée Víctor Erice – Abbas Kiarostami, Correspondances. Il y présente six lettres vidéo écrites au cinéaste iranien entre 2005 et 2007. Il y fait également découvrir le projet de 33 minutes auquel il s’est attelé spécifiquement pour l’occasion. Dans ce film, La Morte rouge, il part à la recherche de ses premiers souvenirs de cinéma au moyen de photos et d’images d’archives. Narrateur de la voix-off qu’il a lui-même écrite, il se souvient notamment du premier film qu’il ait vu : La Griffe sanglante (The Scarlet Claw, 1944) de Roy William Neill, une aventure de Sherlock Holmes avec Basil Rathbone. Un émerveillement semblable à celui que connaît la petite fille découvrant le film Frankenstein dans L’Esprit de la ruche, attestant de la dimension profondément autobiographique de ce premier long-métrage…

 

 

DVD - SONGE DE LA LUMIÈRE, LE
Pour la première fois en DVD le 8 septembre 2010

DVD 9
Version Originale
Sous-Titres Français
Format 1.33 respecté
4/3 – Couleurs

SUPPLÉMENTS

. CONVERSATION ENTRE VÍCTOR ERICE & ANTONIO LÓPEZ (38 mn)
Dans cette émission d’époque diffusée par la télévision espagnole TVE2, le réalisateur et le peintre reviennent sur le tournage du Songe de la lumière et les thèmes abordés dans le film.

. 2 SCÈNES COUPÉES (18 mn)
Les Ménines : Antonio López et Enrique Gran discutent du célèbre tableau de Vélasquez.
La visite des amis : prise alternative de la visite des peintres chez Antonio López.

19,99 €

 

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Andrew (Invité)

" LE SONGE de la LUMIERE " : Un véritable chef-d'oeuvre de poésie et une première en DVD avant la sortie sur les écrans le 22 septembre 2010. Pour les amateurs, voila un film extraordinaire. J'ai visionné des tas de films de fiction et documentaires consacrés à des peintres. Ils sont en général excellents. Mais le" SONGE de la LUMIERE "est fascinant de beauté et de singularité en nous faisant partager la genèse d'un tableau du peintre espagnol Antonio LOPEZ, depuis son imprégnation du motif, la construction minutieuse du lieu de travail, l'environnement créé par sa maison en réfection et ses discussions passionnantes avec un collègue-peintre. C'est sublime de passion mesurée, de cette étrange métamorphose du regard, du visage de l'artiste en train de créer au gré de ce lent, patient et génial travail assujetti aux caprices du temps. La photo est magistrale, tout comme le montage de cette grande et attachante leçon de talent, de doutes et de réflexion, régie par la pérennité du fil à plomb. ommentaires

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