PRICK UP YOUR EARS

PRICK UP YOUR EARS
 

Un film de Stephen FREARS | Drame | Royaume-Uni | 1987 | 111mn

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Le 9 août 1967, la police retrouve les corps du dramaturge Joe Orton et de son amant Kenneth Halliwell dans leur appartement d’Islington, à Londres. Parmi les effets de l’auteur se trouve son journal intime. Quelques années plus tard, l’agent littéraire Peggy Ramsay reçoit la visite d’un écrivain américain qui souhaite rédiger la biographie d’Orton. Après hésitation, elle lui fait part de ses souvenirs et lui confie le journal intime. Le biographe y découvre le récit tourmenté de la rencontre d’Orton avec Halliwell, puis de la jalousie grandissante de ce dernier face à la gloire du dramaturge, et de la passion singulière qui anima le couple d’amants…

En salles le 24 novembre 2010

Une tragi-comédie au ton provocateur et aux dialogues savoureux
par le réalisateur de My Beautiful Laundrette et de Tamara Drewe

Après le succès controversé de My Beautiful Laundrette, Stephen Frears poursuit son étude caustique et romantique de la société britannique, abordant une nouvelle fois la thématique homosexuelle avec un parfum de scandale. Évocation de la vie du célèbre auteur dramatique anglais Joe Orton, assassiné par son amant Kenneth Halliwell, Prick Up Your Ears révèle deux acteurs époustouflants : Gary Oldman et Alfred Molina. Le récit tragique du couple d’artistes Orton – Halliwell (le premier populaire, aussi bien socialement que commercialement, le second mal dans sa peau et incompris) offre une écriture subtile à la psychologie fine et à l’humour irrésistible. En replongeant dans les années 60, Stephen Frears mêle légèreté et cynisme : on y croise Paul McCartney, qui rend visite à Orton mais demeure caché dans sa voiture, tout comme les jeunes gays de Londres se retrouvent en cachette dans les toilettes publiques. Dans cette Angleterre-là, prétendument libérée, l’insolence de Joe Orton est le symbole le plus choquant d’une liberté interdite : celle des mœurs. Demeurant aujourd’hui presque aussi iconoclaste que sous Thatcher, Prick Up Your Ears est l’un des grands films emblématiques du cinéma britannique contemporain.

Festival de Cannes 1987 : Prix de la meilleure contribution artistique

Réalisation : Stephen FREARS

Scénario : Alan BENNETT, d'après l'œuvre de John LAHR

Avec : Gary OLDMAN, Alfred MOLINA, Vanessa REDGRAVE, Janet DALE, Julie WALTERS, Bret PARNABY, Frances BARBER, Margaret TYZACK, Lindsay DUNCAN, Steven MACKINTOSH

Musique : Stanley MYERS

Directeur de la photographie : Oliver STAPLETON

Montage : Mick AUDSLEY

Producteur : Andrew BROWN

Production : Zenith Productions

 

 

 

Réalisateur
Stephen FREARS

Stephen FREARS


Né en 1941 à Leicester, Stephen Frears fait des études de droit avant de travailler pour Lindsay Anderson comme assistant metteur en scène au Royal Court de Londres. Il se lance dans le cinéma en 1966, en tant qu’assistant de Karel Reisz pour son film Morgan, puis intègre la société de production d’Albert Finney. Il réalise son premier film en 1970, Gumshoe, qui s’inspire des films noirs des années 40, tout en tournant une série de téléfilms dramatiques pour la télévision britannique.


Il tourne My Biautiful Laundrette en 1985, qui rencontre un succès remarquable, lui permettant de véritablement s’imposer comme réalisateur. A travers une histoire d’amour entre un pakistanais et un punk londonien, le cinéaste parvient à rendre compte du contexte difficile de l’Angleterre durant l’ère Thatcher. En 1987, Frears réalise Prick up your Ears, basé sur la vie du dramaturge Joe Orton. Le film reçoit plusieurs récompenses dont celui du scénariste de l’année pour Alan Bennett et acteur de l’année pour Gary Oldman aux London Critics Circle Film Awards. Aussitôt après, il tourne Sammy and Rosy Get Laid (Sammy et Rosie s’envoient en l’air), qui porte sur les conflits entre générations à Londres.


L’année suivante, il adapte au cinéma Les Liaisons Dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos, et met en scène Glenn Close, John Malkovitch et Michelle Pfeiffer. Le film rencontre un succès triomphal et reçoit l’Oscar du meilleur film, du meilleur scénario adapté et de la meilleure actrice pour Glenn Close. Ayant acquis la réputation de meilleur réalisateur britannique de sa génération, le cinéaste part aux Etats-Unis pour réaliser un film noir, The Grifters (Les Arnaqueurs), puis une comédie satirique sur la figure du héros, Accidental Hero (Héros malgré lui), avec Dustin Hoffman. De retour en Angleterre, il poursuit sa carrière filmographique avec deux films sociaux, The Snapper (1993) et The Van (1996), puis le drame Mary Reilly en 1996 avec Julia Roberts, qui revisite le mythe de Docteur Jekyll et Mr Hyde.

 

En 2000, Stephen Frears revient à la télévision pour réaliser en direct le téléfilm Fail Safe (Point Limite) sur CBS avec George Clooney. Deux ans plus tard, il met en scène Audrey Tautou dans un thriller social sur les sans papiers à Londres, Dirty Pretty Things (2002), puis Mrs Henderson presents (Madame Henderson présente, 2005) avec Helen Mirren. Il retrouve cette dernière en 2006 pour The Queen, sur la Reine Elisabeth II, qui est primé à Venise et aux Oscars.


En 2007, il occupe le poste de président du 60e Festival de Cannes.


Frears revient à la réalisation en 2009 en portant à l’écran Chéri de Colette, qui raconte l’histoire d’amour entre une prostituée d’âge mûr et un jeune mondain durant la Belle Epoque. En 2010, il réalise la comédie Tamara Drewe, qui est présenté hors compétition à Cannes.


En abordant différents genres cinématographiques et en mettant en scène de grands acteurs, Stephen Frears a su s’imposer comme l’une des figures majeures du cinéma britannique et comme l’un des plus grands cinéastes internationaux. Surtout, il a su se faire remarquer grâce aux sujets de ses films provocateurs, qui relèvent plus de la dénonciation de tabous ou de réalités sociales que de véritables attaques.


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