BRASILIA : CONTRADICTIONS D'UNE VILLE NOUVELLE

BRASILIA : CONTRADICTIONS D'UNE VILLE NOUVELLE
(BRASILIA: CONTRADICOES DE UMA CIDADE)

Un film de Joaquim Pedro DE ANDRADE | Documentaire | Brésil | 1967 | 21mn

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Après une présentation du plan d'aménagement de Brasilia, la parole est donnée aux ouvriers venus en majorité du Nordeste, les 'candangos'. Tous évoquent leurs difficiles conditions de vie. Le film souligne les contradictions d'une ville symbole de démocratie qui reproduit les modèles inégalitaires.

 

 

 

Réalisateur
Joaquim Pedro DE ANDRADE

Joaquim Pedro DE ANDRADE


Figure libre du Cinéma Novo, Joaquim Pedro DE ANDRADE est l’auteur de 14 films (6 longs métrages et 8 courts-métrages), documentaires et fictions, entre 1959 et 1981, période charnière de l’histoire du Brésil (avant, pendant et après le coup d’état des Généraux.)

Joaquim Pedro de Andrade rejoint dès ses débuts le mouvement du cinéma Novo et ses préoccupations. La Peau du chat (1960), court-métrage dans lequel les enfants des bidonvilles chassent les chats pour revendre leur peau aux fabricants des tambours du carnaval, fait preuve d’une redoutable efficacité politique en résumant en quelques minutes les paradoxes de la réalité brésilienne.
Acteur donc, mais aussi témoin de ce renouveau artistique, puisqu’il tourne en 1967 un document – Cinema Novo – où apparaissent, filmés au travail, les principaux cinéastes du mouvement. Le souci politique de J. P. de Andrade est aussi dans la transmission critique de la culture brésilienne. Il se distingue ainsi des cinéastes de sa génération, en évoquant, tout au long de sa carrière - les grandes figures culturelles du pays, et en s’inspirant de leurs œuvres, constitutives d’un génie brésilien dont il est l’insolent héritier.

Macunaíma est le meilleur exemple de ce travail d’adaptation et de transmission, qui part d’un classique de la littérature moderniste brésilienne des années 20 pour créer une œuvre radicale et populaire, pastiche – entre autres – de la Chanchada avec le grand acteur du genre, Grande Otelo. Oeuvre centrale de la cinématographie brésilienne, Macunaíma est le meilleur témoignage d’un phénomène culturel propre à l’histoire du Brésil : le tropicalisme. Apparu avec l’invention de la Bossa- Nova dix ans auparavant, le tropicalisme a traversé la création brésilienne des années 60-70 en cherchant une forme nouvelle – « duel entre le kitsch et le pop (…) exacerbation de l’allégorie, expressionnisme grotesque, goût de la parodie et humour ravageur *» – dans le mélange – plus précisément dans l’ingestion, à la manière du Manifeste Anthropophage d’Oswald de Andrade qui fonda la culture moderne brésilienne dans les années 20 – des courants artistiques venus d’ailleurs avec les racines brésiliennes, pour former une œuvre originale, contestataire, et résolument moderne.

 

 

 

 

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