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FIN D'UNE DOUCE NUIT, LA

(Amai yoru no hate)

Un film de Kijû YOSHIDA | Drame | Japon | 1961 | 81mn

Yokkaichi, ville industrielle en plein essor. Employé d’un grand magasin, Jirô Tezuka fait la rencontre de Harumi dans un restoroute. Il décide de la placer dans un bar de la ville, le « Sawa », dont la patronne, Sawako, n’est autre que la fille du directeur du grand magasin où il travaille. Parallèlement, il fait la connaissance de Masae, veuve de l’ancien directeur des fonderies Oka, dont le père est lui aussi un client du « Sawa »…

« Le Rouge et le noir de Stendhal en fournit le motif. Mourir pour sa liberté – ce romanesque qu’aujourd’hui plus personne ne saurait assumer. Je voulais que ce film, filant à toute allure, comme si son récit pouvait tenir en un dessin, aboutisse non pas à une banale catharsis, mais s’émancipe, justement, de ce récit. »

Kijû Yoshida

Réalisation : Kijû YOSHIDA

Scénario : Kijû YOSHIDA & Yôichi MAEDA

Avec : Masahiko TSUGAWA, Michiko SAGA, Teruyo YAMAGAMI & Hiroko SUGITA

Musique : Hikaru HAYASHI

Directeur de la photographie : Tôichirô NARUSHIMA

Montage : Yoshi SUGIHARA

Producteur : Tsutomu SASAKI

Production : Shochiku

        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Kijû YOSHIDA


Artiste japonais discrètement prolixe, Kijû Yoshida a construit en cinquante ans une œuvre exigeante, sensible et érudite, dont on mesure depuis dix ans l’importance dans l’histoire du cinéma.
19 films de fiction et une centaine de documentaires, soutenus par une importante production critique, manifestent l’originalité d’un auteur rétif à toute classification, même s’il a souvent été comparé à des cinéastes européens comme Antonioni, Godard ou Bergman.

Après des études à l’université de Tokyo, où il approfondit son intérêt pour la pensée française et les théories existentialistes, Kijû Yoshida, également connu sous le nom de Yoshishige Yoshida, entre en 1955 au studio Shôchiku. Il y est repéré par Kinoshita, dont il est l’assistant jusqu’en 1960. La même année, il devient avec Bon à rien l’un des hérauts de la modernité cinématographique japonaise, aux côtés d’Oshima et de Shinoda, avec qui il forme la « Nouvelle Vague Shôchiku », à l’instar du mouvement qui bouleverse le cinéma en Europe au même moment.
Porté par la volonté d’abattre les structures usuelles, mais surtout par l’exigence de se mettre soi-même en danger (il théorise à l’époque la nécessité d’une perpétuelle « négation de soi »), Yoshida se montre un expérimentateur inlassable.
Tout en livrant de bouleversants portraits de femmes (Histoire écrite sur l’eau, Le Lac des femmes, Flamme et femme) grâce à son épouse et égérie, la célèbre actrice Mariko Okada, il renouvelle les possibilités narratives et plastiques du cinéma (Eros + Massacre, Purgatoire eroica). Une « éthique de la métamorphose », selon le théoricien Shiguéhiko Hasumi, qui le poussera à s’exiler pendant treize ans loin du Japon et du cinéma, pour visiter l’histoire de l’art mondial au fil d’une série documentaire produite par la télévision (Beauté de la beauté).

 

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