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GARÇONNIÈRE, LA

(The Apartment)

Un film de Billy WILDER | comedie | États-Unis | 1960 | 125mn

Bud Baxter est l’un des milliers d’employés de Consolidated Life, une grande firme d’assurances à New York. Bonne poire, il prête son appartement à ses supérieurs qui y vont en cachette pour retrouver leurs maîtresses. Tout le bureau s’est donné le mot, si bien que Baxter se retrouve régulièrement mis à la porte de chez lui. Un jour, J.D. Sheldrake, le chef du personnel, lui demande les clés de sa garçonnière afin d’y passer quelques heures avec sa nouvelle petite. Mais Baxter ignore que la fille en question n’est autre que Fran Kubelik, la demoiselle d’ascenseur dont il est lui-même secrètement amoureux…

Au cinéma le 11 juillet 2012

5 OSCARS® DONT MEILLEUR RÉALISATEUR, MEILLEUR SCÉNARIO ET MEILLEUR FILM

Parmi les grandes comédies de Billy Wilder, La Garçonnière constitue un sommet à la fois délicieusement grinçant et extrêmement touchant. En décrivant le désarroi sentimental d’un homme soumis à ses chefs, le cinéaste livre une vision cynique des rapports hiérarchiques au sein du monde de l’entreprise. Hilarant, le génie burlesque de Jack Lemmon (Certains l’aiment chaud) se reflète avec gravité dans le regard déchirant de Shirley MacLaine (Irma la douce), elle-même courtisée par le pataud Fred MacMurray (Assurance sur la mort). La comédie d’amour se transmue en un mélodrame noir et délicat, porté par le lyrisme de la musique et du Cinémascope. Chef-d’oeuvre au ton doux-amer, La Garçonnière est un classique du cinéma et demeure sans doute l’un des plus beaux films de Billy Wilder.
Réalisation : Billy WILDER
Scénario : Billy WILDER et I.A.L. DIAMOND
Avec : Jack LEMMON, Shirley MACLAINE, Fred MACMURRAY, Ray WALSTON, Jack KRUSCHEN, David LEWIS, Joan SHAWLEE, Naomi STEVENS, Hope HOLIDAY, Edie ADAMS
Musique : Adolph DEUTSCH
Directeur de la photographie : Joseph LASHELLE
Décors : Alexandre TRAUNER, Edward G. BOYLE
Montage : Daniel MANDELL
Producteurs : Billy WILDER
Production : MIRISCH COMPANY
                 
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Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Billy WILDER


Samuel Wilder est né en 1906 en Autriche. Après des études de journalisme, il pénètre dès 1929 le monde du cinéma en écrivant les scénarios de Der Teufelsreporter (Le Reporter diabolique) d’Ernst Laemmle et Menschen am Sonntag (Les Hommes le dimanche) de Robert Siodmak. Il décide alors de se consacrer au métier de scénariste, et travaille sur de nombreux films, dont Emil und die Detektive (Emile et les détectives, 1931) de Gerhard Lamprecht.


Quand Hitler devient chancelier en 1933, Wilder part aussitôt pour la France. Il y co-réalise avec Alexandre Esway le film Mauvaise Graine, avant de s’exiler aux Etats-Unis. Il accède à Hollywood en vendant plusieurs scénarios aux studios, et entame une collaboration avec le scénariste et producteur Charles Brackett, qui se révèlera longue et fructueuse. En effet, ils enchaînent ensemble une série de scénarios à succès comme La Huitième femme de Barbe Bleue et Ninotchka d’Ernst Lubitsch. Mais peu satisfait des adaptations de ses scénarios, Wilder décide finalement de les porter lui-même à l’écran.


Ses deux premiers films The Major and the Minor (Uniformes et jupons courts, 1942) et Five Graves to Cairo (Les Cinq secrets du désert, 1943) sont perçus comme des comédies prometteuses. Il remporte un grand succès avec le film noir Double Indemnity (Assurance sur la mort), puis atteint la consécration avec The Lost Weekend (Le Poison) pour lequel il reçoit l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et enfin du meilleur acteur (Ray Milland). En 1950, il remporte à nouveau l’Oscar du meilleur scénario pour son film Sunset Boulevard (Boulevard de la mort). Ses œuvres étant jusqu’ici produites par Charles Brackett, Wilder choisit l’autonomie totale en devenant producteur de ses films, et se lance également dans l’adaptation de pièces de théâtre de Broadway.


En 1955, la Fox l’engage pour mettre en scène Marilyn Monroe dans The Seven Year Itch (Sept Ans de réflexion), que Wilder retrouvera quelques années plus tard pour Some Like it Hot (Certains l’aiment chaud, 1959). En 1960, sa nouvelle comédie The Appartment (La Garçonnière) qui met en scène Jack Lemmon, remporte les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. Fort de son succès, Wilder poursuit sa carrière en réalisant plusieurs films dont Embrasse moi, idiot qui fait scandale, et est rejeté par tout Hollywood.

Finalement, il retrouve les faveurs du public et des critiques grâce sa dernière grande comédie, The Fortune Cookie (La Grande combine). Dès les années soixante dix, Wilder se fait de plus en plus rare. Il travaille à l’adaptation de ses scénarios pour la télévision, et réalise plusieurs films considérés comme mineurs (The Private Life of Serlock Holmes (La Vie privée de Sherlock Holmes), Avanti !).


Disparu en 2002, et malgré une fin de carrière difficile, le scénariste, réalisateur et producteur Billy Wilder reste une figure incontournable de la comédie et un des cinéastes les plus marquants de sa génération.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE :

1981 : Buddy Buddy

 

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