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MAMMA ROMA

Un film de Pier Paolo PASOLINI | Drame | Italie | 1962 | 110mn

A Rome, Mamma Roma, prostituée vieillissante, abandonne son métier lorsque son proxénète entreprend de se marier. Elle décide alors de récupérer Ettore, son fils, laissé aux bons soins d’un pensionnat depuis près de seize ans et de commencer une nouvelle vie, plus honnête et respectable.

Sortie en salles le 23 juillet 2003

Sortie en DVD le 19 juillet 2006

 

Deuxième film réalisé par Pier Paolo Pasolini après Accattone, Mamma Roma revisite le néoréalisme en associant aux terrains vagues et à la misère sociale une part d’innocence retrouvée. Tragédie des bas-fonds côtoyant parfois le grotesque portée à bout de bras par la performance d’Anna Magnani, cette œuvre touchante et engagée fait partie des chefs-d’œuvre du réalisateur de Salò.

 

 

« S'il devait rester un rôle de la Magnani, c'est peut-être celui-là. »

Télérama

Réalisation : Pier Paolo PASOLINI

 

Scénario : Pier Paolo PASOLINI

 

Avec : Anna MAGNINI, Ettore GAROFOLO, Franco CITTI, Silvana CORSINI & Luisa LOIANO

 

Directeur de la photographie : Tonino DELLI COLLI

 

Montage : Nino BARAGLI

 

Producteur : Alfredo BINI

 

Production : Arco Film

 
        
        
        


        
                    
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Pier Paolo PASOLINI


Né en 1922 à Bologne, Pier Paolo Pasolini subit durant son enfance de nombreux déménagements à travers l’Italie en raison des affectations militaires de son père. En 1929, il se découvre une passion pour le dessin et la poésie, dans lesquels il trouve un véritable refuge. Il se lance dans des études de lettres à l’université de Bologne, période durant laquelle il continue à explorer le monde artistique en se mettant lui-même à peindre et à écrire, notamment en frioulan.

En 1943, à la veille de l’Armistice, il est appelé à faire son service militaire, ordre auquel il désobéit. Jusqu’à la fin de la guerre, Pasolini fonde chez lui une école gratuite dans laquelle il enseigne, en poursuivant parallèlement ses études de lettres. En 1946, il publie un recueil de poésie, ce qui lui permet de percer dans le monde littéraire et d’éditer d’autres œuvres, dont La meglio gioventù, pour lequel il est récompensé.

 

Il aborde le cinéma en tant que scénariste pour La Fille du fleuve de Mario Soldati, qu’il coécrit avec Giorgio Bassani. Partagé entre ses activités littéraires et son engagement dans le parti communiste, Pasolini se découvre une passion pour le cinéma, et voit en cet art une nouvelle voie qui s’ouvre à lui.

Il écrit le scénario de Marisa la civetta de Mauro Bolognini et collabore avec Federico Fellini sur Les Nuits de Cabiria, qu’il assistera dans la réalisation d’une scène de La Dolce Vita. Il écrit des scénarios jusqu’au début des années soixante, alternant avec ses romans, dont certains font scandale, puis se lance dans un projet de film personnel, Accattone. Présenté en 1961 à la Mostra de Venise, le film suscite l’enthousiasme des cinéastes parisiens, contrairement à la critique italienne. Le film, que l’on reconnait comme néo-réaliste, raconte l’histoire d’un jeune proxénète romain, qui s’inscrit dans un monde bien réel où règne la misère et le crime.

 

Il poursuit sa jeune carrière de réalisateur avec le succès Mamma Roma (1962), interprété par Anna Magnani, qui prolonge lui aussi le néo-réalisme par le thème de l’errance, les paysages en ruines et les personnages issus de la pauvreté. Cette même année, Pasolini découvre l’Evangile selon Saint Matthieu, qu’il souhaite porter à l’écran. Mais avant de se lancer dans ce vaste projet, il participe à un film à épisodes aux côtés de Rossellini et Godard, et signe le court métrage La Ricotta en 1963, qui lui vaut d’être accusé d’insulte à la religion, et d’être censuré quelques mois. Ces mésaventures ne le découragent pas, bien au contraire, puisqu’il se lance dans la préparation du tournage de Il Vangelo secundo Matteo (L’Evangile selon Saint Mathieu), durant laquelle il réalise un film enquête sur la vie sexuelle des Italiens, Comizi d’amore, tout en poursuivant sa carrière de poète et d’écrivain. Il Vangelo secundo Matteo se termine en 1964, et est aussitôt présenté à La Mostra de Venise et à Paris où il est mal accueilli par les intellectuels de gauche. Malgré un échec critique, le film rencontre cependant un certain succès auprès du public, ce qui lui permet de participer à la Prima mostra internazionale del nuovo cinema à Pesaro.

 

L’année suivante, Pasolini choisit d’aborder la crise politique interne du Parti communiste italien dans Uccellaci e uccellini (Des oiseaux, petits et gros), interprété par le clown Totò afin de jouer avec les frontières du réel et du surréalisme. Lors de sa présentation à Cannes, le film est applaudi, et réconcilie les critiques avec le cinéaste, qui, à cause de tous les scandales et procès dont il a fait l’objet, ne voyaient en lui plus qu’un provocateur. Intrigué par le poids de la fatalité dans les tragédies antiques, il poursuit sa filmographie avec l’adaptation d’Edipo Re (Œdipe roi) de Sophocle en 1967 puis Medea (Médée) d’Euripide en 1970. En 1968, il porte également à l’écran son roman Teorema (Theorème), qu’il présente à Cannes, et qui lui vaut la consécration de la critique.

Il se lance ensuite dans un projet qu’il nomme sa « trilogie de la vie », constitué de Il Decameron (Le Decameron), I racconti di Canterbury (Les Contes de Canterbury) et I fiore delle mille e una notte (Les Mille et Une nuits), à travers lequel il tente de concilier un cinéma culturel et populaire en prenant en toile de fond des contes, des mythes et des légendes.

En 1975, il réalise Salo o le 120 giornate di Sodoma (Salo ou les 120 Journées de Sodome), qui mêle pornographie et torture, et présente le sexe non plus comme une libération mais comme un moyen d’asservir. Il est assassiné cette même année, alors qu’il devait participer au film Brutti Sprochi et CattiviAffreux Sales et Méchants) d’Ettore Scola.


Tout au long de sa carrière, par ses films et ses écrits dans lesquels il ne cache ni son homosexualité, ni ses idées communistes, ni sa vision sulfureuse de la religion, Pier Paolo Pasolini s’est attiré les foudres de l’Eglise chrétienne, des marxistes et des fascistes. Mais d’un point de vue artistique, son travail est largement admiré et reste parmi les références du cinéma d’auteur italien, notamment grâce à son prolongement du néo-réalisme, à son engagement politique et son sens poétique.


FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

DVD - MAMMA ROMA

DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Versions Originales

Sous-Titres Français

Format 1.85 respecté  – 16/9 compatible 4/3 – N&B

 

SUPPLÉMENTS

 

. La Ricotta, un film de Pier Paolo Pasolini – 1963  – Noir et Blanc – 35 minutes

Sur le tournage d’un film à gros budget, qui met en scène des épisodes de la vie du Christ, Stracci doit jouer l’un des deux larrons. En attendant, il a faim.

 

Extrait du film à sketches Ro.Go.Pa.G (pour ROssellini, GOdard, PAsolini et Gregoretti), cette parabole politique confronte le sacré au trivial avec humour et irrévérence. La Ricotta valut à Pasolini un procès pour blasphème.

 

. Bande-annonce

 

Édition sans fourreau

17,05 €

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