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MYSTÈRE D'OBERWALD, LE

(IL MISTERO DI OBERWALD)

Un film de Michelangelo ANTONIONI | Drame | Italie | 1980 | 124mn | Couleurs

Sébastien, un jeune poète révolutionnaire, s’introduit au château d’Oberwald pour commettre un attentat contre la reine du royaume. Blessé par les gardes, il s’évanouit aux pieds de celle-ci, qui le dissimule dans sa chambre. Vivant recluse depuis l’assassinat du roi, la reine ne demande qu’à connaître un sort similaire à celui de son mari. Elle propose alors un pacte au jeune homme : elle le gardera trois jours à son service, durée au cours de laquelle il devra la tuer, sans quoi elle le livrera au chef de la police, l’ignoble comte de Fœhn. Ils tombent cependant rapidement sous le charme l’un de l’autre…

En DVD et VOD le 18 septembre

Michelangelo Antonioni, le grand cinéaste de la modernité (L’Avventura, Blow Up), réalise en 1980 pour la télévision Le Mystère d’Oberwald sur les conseils de son actrice fétiche, Monica Vitti. Inspiré de la pièce de Jean Cocteau, L’Aigle à deux têtes, ce film est l’occasion pour le réalisateur de travailler en vidéo. Ce conte magnifiquement tragique sert ainsi de support à une expérimentation subtile sur les couleurs pouvant être manipulées directement sur le plateau, offrant une richesse, une expressivité et un lyrisme visuels inédits dans l’œuvre du cinéaste, à découvrir pour la première fois en DVD !
Réalisation : Michelangelo ANTONIONI
D'après la pièce "L'Aigle à deux têtes" de Jean Cocteau
Adaptée pour l'écran par Michelangelo ANTONIONI et Tonino GUERRA
Avec : Monica VITTI, Paolo BONACELLI, Franco BRANCIAROLI, Luigi DIBERTI, Elisabetta POZZI
Directeur de la photographie : Luciano TOVOLI
Décors : Mischa SCANDELLA
Costumes : VITTORIA GUAITA
Organisation générale : Sergio BENVENUTI, Alessandro VON NORMAN, Giancarlo BERNARDONI
 Production : RAI-RADIO TELEVISION ITALIANA
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Michelangelo ANTONIONI


Né en 1912 à Ferrara (Italie) et décédé à Rome le 30 juillet 2007.

Après des études à Ferrara puis Bologne (sciences économiques), il se consacre au journalisme.
Parti pour Rome en 1939, il collabore à la revue Cinéma. Il est envoyé en tant qu'assistant stagiaire auprès de Carné qui réalise Les Visiteurs d'un Soir.
Il entreprend en 1943 son premier essai, Gentle del Po (CM documentaire) mais c'est comme scénariste qu'il participe à Chasse Tragique (G. de Santis, 1948) et au Cheikh Blanc (F. Fellini, 1952).

Après une dizaine de courts métages, il tourne Chronique d'un amour en 1950, début d'une filmographie relativement peu abondante, héritière pour une part du néoréalisme dans ss constats d'échecs sociaux (les Vaincus - interdit en France jusqu'en 1963... - ou le Cri) et de l'interrogation pavésienne sur la solitude et l'incommunicabilité (Femmes entre elles, l'Avventura). C'est ce dernier titre qui vaut à Antonioni la notoriété en 1960, comme il marque une rupture par rapport aux motivations psychologiques traditionnelles et à l'argumentation dramaturgique des films précédents. (...) La fortune de ces films (...) est qu'ils correspondent alors à un phénomène de sensibilité : l'incommunicabilité, la déshumanisation de la vie, l'agression du monde (...)
À l'évidence, Antonioni est un cinéaste de la solitude. Son univers nocturne, déserté, et qu'habite le silence, ou les paroles inutiles, convenues et dérisoires ne retiennent aucune dérive de s'accomplir, a su refléter un monde qui, pour une part, est aussi le nôtre. Et rien n'est jamais vulgaire, ni démagogique, ni dramatiquement exagéré dans son oeuvre. C'est un cinéma de la "sous-convention", ainsi que l'on a défini les romans de Nathalie Sarraute.

Le peu que chacun communique n'est pas dit... Intellectuel et lyrique à la fois, Antonioni occupe, face à cette réelle impasse, une place bien particulière. L'importance qu'il accorde à l'esthétique est différente, dans sa nature même, du raffinement de Visconti, du baroque ironique de Fellini; son sens de la réalité a pris, très tôt, ses distances par rapport à De Sica, à Lattuada. Et personne, dans la génération suivante, ne semble lui devoir quoi que ce soit.

Dictionnaire du cinéma, Larousse, 1986

FILMOGRAPHIE

Eros (2003)
Destinazione Verna (2000)
Par-dela les nuages (1995)
Identification d'une femme (1982)
Le mystère d'Oberwald (1980)
Profession : reporter (1975)
Chung Kuo - La Chine (1972)
Zabrishie Point (1970)
Blow up (1966)
I Tre Volti (1965)
Le désert rouge (1964)
L'éclipse (1962)
La Nuit (1961)
L'Avventura (1960)
Le Cri (1957)
Femmes entre elles (1955)
La dame sans camelias (1953)
L'amour à la ville (1953)
Les Vaincus (1952)
Chronique d'un amour (1950)
Ce téléphérique du Mont Faloria (1950)
Superstition (1949)
La Rayonne (1949)
Nettoyage urbain (1948)
Le mensonge amoureux (1948)
Les gens du Po (1943)

 

LE MYSTÈRE D'OBERWALD
Sortie le 18 septembre 2013

DVD 9

Version Originale
Sous-Titres Français
Format 1.33 respecté – 4/3 – Couleurs
Durée du Film : 124 mn

SUPPLÉMENT

. OBERWALD ONIRIQUE (18mn)
En adaptant et remaniant la pièce de Jean Cocteau L'Aigle à deux têtes, Antonioni a réorienté son film Le Mystère d'Oberwald vers une expérimentation phénoménale sur la couleur. Sous l'éclairage d'Aurore Renaut, enseignante en cinéma italien à l'Université de Paris VIII.

17,05 €

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