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OBSESSION

Un film de Brian DE PALMA | Thriller | États-Unis | 1976 | 98mn | Couleurs

La Nouvelle-Orléans, 1959. Michael Courtland, riche promoteur immobilier, s’apprête à fêter ses dix ans de mariage avec sa femme Elizabeth. Mais son existence est sur le point de basculer : Elizabeth et leur petite fille Amy sont kidnappées par trois ravisseurs qui exigent une rançon de 500 000 $ pour leur libération...
Sortie au cinéma le 18 septembre 2013 en version restaurée inédite.

UN THRILLER ROMANTIQUE À LA VIRTUOSITÉ ÉCLATANTE !

Obsession est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de Brian De Palma, véritable clin d’oeil au maître du suspense, Alfred Hitchcock. Thriller romantique, Obsession est un hommage direct et poignant à Sueurs froides. Tout comme chez Hitchcock, le personnage de Michael n’arrive pas à se remettre de la disparition de sa femme : la découverte de son double va déclencher en lui une véritable obsession. Le réalisateur de Blow Out signe ici une métaphore exemplaire du septième art, une oeuvre trouble sur la culpabilité, la vengeance et le désir.
Réalisateur : Brian DE PALMA
D'après une histoire de Brian DE PALMA et Paul SCHRADER
Scénario : Paul SCHRADER
Avec : Cliff ROBERTSON, Geneviève BUJOLD, John LITHGOW
Montage : Paul HIRSCH
Directeur de la photographie : Vilmos ZSIGMOND, a.s.c.
Musique : Bernard HERRMANN
Producteurs : George LITTO et Harry N. BLUM

        
        
        


        
                    
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Brian DE PALMA


Brian de Palma naît en 1940 à Newark dans le New Jersey. Dès l’enfance, il se passionne pour l’astronomie et la physique, domaine dans lequel il décide de se spécialiser, et reçoit une médaille d’or à l’âge de 17 ans pour une thèse sur la cybernétique. Il entre à l’Université Columbia de New York dans le but de devenir astrophysicien mais sa découverte de Vertigo d’Alfred Hitchcock bouleverse ses projets, puisqu’il abandonner aussitôt ses études pour le théâtre, puis le cinéma.


En 1960, il réalise plusieurs moyens métrages pour lesquels il remporte plusieurs prix. Son premier long métrage, The Wedding party (1964) est une comédie semi improvisée dans laquelle il met en scène Robert De Niro. Il poursuit son apprentissage en s’attelant à des courts métrages et des documentaires,  et réalise un nouveau long métrage en 1967, un thriller cette fois, Murder à la Mod. Le vent de contestation qui souffle sur l’Amérique à la fin des années soixante inspire Brian De Palma, qui réalise deux comédies satiriques au style bien personnel, Greetings et Hi! Mom, qui vont lui permettre de s’imposer parmi les jeunes réalisateurs du Nouvel Hollywood.

 

Rapidement, les studios commencent à s’intéresser à lui et lui propose des projets, comme la comédie Get to Know Your Rabbit (Attention au lapin, 1971), pour lequel il est renvoyé avant le montage à cause de sa relation conflictuelle avec les producteurs.  En 1973, il poursuit sa carrière en réalisant Sisters (Sœurs de sang), dont il a écrit le scénario, qui révèle de grandes capacités d’écriture et un sens remarquable de la construction. Deux ans plus tard,  il met en scène Phantom of the Paradise, qui le consacre comme un des meilleurs réalisateurs de sa génération. Avec ce film, De Palma propose une variante du thème de Faust dans lequel il mêle la comédie musicale, le fantastique et le drame psychologique. S’il est déjà un cinéaste confirmé pour la critique et le public, il surpasse tous ses précédents succès avec l’adaptation du roman Carrie (Carrie au bal du diable) de Stephen King en 1977. Aujourd’hui situé parmi les références du film d’horreur, sa séquence finale et son utilisation du split screen sont une source d’inspiration pour de nombreux cinéastes.

 

Le début des années 80 est plus noir pour Brian De Palma : il se voit affubler d’une réputation de provocateur et fait l’objet de scandales. Ces tensions proviennent essentiellement de Dressed to Kill (Pulsions, 1980), aujourd’hui considéré comme un de ses chefs d’œuvre, et Blow Out (1981), hommage au Blow up d’Antonioni. Ces deux films traitent des thèmes chers à De Palma, à  savoir le voyeurisme et la manipulation, ce qui dérange le public. En 1982, il revient sur le devant de la scène avec un remake plus violent du film de gangsters d’Howard Hawkes, Scarface, avec Al Pacino, grâce auquel il réussit à reconquérir les foules. Dans ce film, De Palma fait preuve d’une inventivité technique remarquable au service d’un voyeurisme morbide. Il enchaîne ce succès avec Body Double, dans lequel il rend hommage à Fenêtre sur cour d’Hitchcock, puis The Untouchables (Les Incorruptibles) d’après la célèbre série télévisée, pour lequel Ennio Morricone signe la musique.


Après quelques échecs difficiles à surmonter (Casualties of War, 1989), le cinéaste signe en 1993 le polar Carlito’s Way (L’Impasse), avec Al Pacino, devenu un classique du genre grâce à la performance de l’acteur et des scènes mémorables, dont  la course poursuite finale qui constitue un film dans le film. Même si son style devient plus formel et adouci, il connait un triomphe mondial avec Mission : Impossible, adapté de la série, avec Tom Cruise, Jon Voight et Jean Reno. Il réalise ensuite son premier film de science fiction en 2000, Mission to Mars, qui ne rencontre pas le succès escompté. Il s’installe alors à Paris, où il retrouve l’inspiration et réalise le thriller érotique Femme Fatale, suivi par The Black Dahlia en 2005. En 2007, il présente Redacted, sur la vie des soldats américains en Iraq, qui prolonge son film Casualties of War dans lequel il dénonçait la guerre du Vietnam.


Estimé comme l’héritier du maître du suspense Alfred Hitchcock, Brian De Palma est un des cinéastes révélés par le Nouvel Hollywood, qui a su renouveler les genres cinématographiques. Fier de ses influences, il ne cesse de rendre hommage aux œuvres et aux réalisateurs qu’il admire, dont Hitchcock et Eisenstein. Plus encore, on peut voir qu’à travers sa mise en scène, il questionne le cinéma de ces cinéastes, afin de comprendre le fonctionnement, le génie de leurs films. Cette recherche n’empêche pas pour autant De Palma d’avoir un style de mise en scène unique alliant outrance et lyrisme, où la musique joue un rôle fondamental, où les plans de caméra particuliers servent à mettre en valeur le décor, les personnages, un signe ou un objet clé, où les plans séquences révèlent une certaine complexité et une remarquable virtuosité. Grâce à ses exercices de style et ses variations sur le cinéma de genre, le cinéaste occupe aujourd’hui la place de monstre sacré du cinéma, à la fois adulé et détesté, pour lequel la mise en scène reste le sujet principal de tous ses films.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

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