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QUATRE ÉTRANGES CAVALIERS

(Silver Lode)

Un film de Allan DWAN | Aventure | États-Unis | 1954 | 77mn

À Silver Lode, le jour de la fête nationale. Dan Ballard s’apprête à épouser la fille du plus riche propriétaire local. La cérémonie est interrompue par l’arrivée impromptue de McCarthy, un mystérieux agent fédéral, et de ses trois adjoints. Celui-ci détient un mandat d’arrêt au nom de Ballard, pour le meurtre de son frère et le vol de 20 000 dollars, perpétrés deux ans plus tôt. Bientôt, toute la ville est partagée entre l’innocence et la culpabilité de Ballard. Celui-ci demande deux heures de répit…

Monument du western qui marque le début de la fructueuse collaboration de dix films entre le producteur indépendant Benedict Bogeaus et Allan Dwan, Quatre étranges cavaliers est aussi la première rencontre entre le réalisateur et son interprète fétiche, l’irremplaçable John Payne (Deux rouquines dans la bagarre, Le Mariage est pour demain). S’inspirant en négatif du Train sifflera trois fois de Fred Zinnemann, le film est un manifeste direct et virulent contre le maccarthysme des années 50. Généralement considéré comme le chef-d’œuvre d’Allan Dwan, Quatre étranges cavaliers constitue une pierre angulaire du genre.

Réalisation : Allan DWAN

Scénario : Karen DEWOLFE

Avec : John PAYNE, Lizabeth SCOTT, Dan DURYEA, Dolores MORAN, Emile G. MEYER, Robert WARWICK

Musique : Louis FORBES

Directeur de la photographie : John ALTON

Montage : James LEICESTER

Producteur : Benedict BOGEAUS

Production : RKO

        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Allan DWAN


Né à Toronto en 1885, Joseph Aloysius Dwan suit une formation d’ingénieur d’électro-mécanicien à l’Université de Chicago. Jeune diplômé, il est engagé par les studios Essanay pour inventer un nouveau type d’éclairage, car leurs projecteurs à incandescence fatiguent vite les yeux des spectateurs. C’est ainsi qu’Allan Dwan découvre le monde du cinéma, car même s’il y pénètre par un biais technique, le jeune ingénieur se tourne rapidement vers le métier de scénariste jusqu’en 1910, puis vers la réalisation, en 1911.

 

Il commence sa carrière de cinéaste avec pour seuls objectifs la simplicité et l’efficacité, ce qui lui permet de tourner, en l’espace de trois ans, plus de 250 bandes de dix à vingt minutes. Il explore ainsi plusieurs genres comme le western, le mélodrame ou la comédie sentimentale, aidant ainsi à créer une grammaire du langage cinématographique, aux côtés des pionniers Griffith, Chaplin, Ince.

Son premier long métrage, Richelieu, le place d’emblée comme un des maîtres du cinéma américain. Cette renommée lui permet de diriger les plus grands acteurs de l’époque dans ses films qui deviendront des classiques du cinéma muet. On peut y voir entre autre Mary Pickford dans A Girl of Yesterday (Romance d’autrefois, 1915) ou Douglas Fairbanks dans The Iron Mask (Le Masque de fer, 1929) et Robin Wood (Robin des bois, 1922).

 

Il passe au cinéma parlant avec le long métrage The Frozen Justice (L’Iceberg vengeur, 1929). Mais Dwan se rend rapidement compte que le cinéma sonore ne correspond pas à ses attentes, car il n’adhère pas à l’idée que ce que l’on entend est plus important que ce que l’on voit.

A partir des années 30, il travaille pour la Fox mais également avec d’autres studios, pour lesquels il réalise plusieurs dizaines de films à petits budgets. Mais depuis le passage au parlant, le cinéaste ne rencontre plus autant de succès. Cependant, certaines œuvres comme Sands of Iwo Jima (Iwo Jima, 1945) film de guerre interprété par John Wayne, les westerns Silver Lode (Quatre étranges cavaliers, 1954) et Cattle Queen of Montana (La reine de la prairie, 1954), le film noir Slightly Scarlet (Deux rouquines dans la bagarre, 1956) maintiennent Dwan dans la veine des maîtres du cinéma hollywoodien.

 

Mort en 1981, le réalisateur scénariste et producteur Allan Dwan laisse derrière lui plusieurs centaines de films, qui témoignent de son talent et de son efficacité, et qui confirment sa place de fondateur du cinéma classique américain.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE

 

COFFRET ALLAN DWAN
Produit épuisé
 


5 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Versions Originales

Sous-Titres Français

Formats 1.33, 1.77 & 2.00 respectés

4/3 & 16/9 compatible 4/3 – Couleurs

 

 

 

DVD 1 - Quatre étranges cavaliers
DIALOGUE AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (7 mn)
LE DERNIER DES GRANDS MAÎTRES (30 mn)
Peter Bogdanovich, réalisateur et historien du cinéma, évoque avec émotion la carrière d’Allan Dwan, de la liberté des films muets au cinéma parlant et au système des studios.
L’HOMME QUI FILME PLUS VITE QUE SON OMBRE (27 mn)
Les acteurs Harry Carey Jr. (La Prisonnière du désert) et Stuart Whitman (Brigadoon) se remémorent leurs carrières aux côtés des grands noms d’Hollywood comme John Ford et Vincente Minnelli, et surtout leur collaboration avec Allan Dwan sur Quatre étranges cavaliers.
BANDE-ANNONCE


DVD 2 - Tornade/ La Reine de la prairie

2 DIALOGUES AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (8 mn / 8 mn)

L’HOMME QUI ACHETA UN CANYON (11 mn)
Robert Blees, scénariste de La Reine de la prairie, revient sur le tournage du film, sur ses rapports avec Allan Dwan, Benedict Bogeaus, Barbara Stanwyck et donne son point de vue sur le statut d’acteur de Ronald Reagan.
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DVD 3 -
Les Rubis du Prince Birman/ La Perle du Pacifique Sud
2 DIALOGUES AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (9 mn / 7 mn)
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DVD 4 - Le Mariage est pour demain
DIALOGUE AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (9 mn)
SCREEN DIRECTOR’S PLAYHOUSE
o DIALOGUE AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (2 mn)
o HIGH AIR (1956 – N&B – 25 mn)
Un ouvrier travaillant sur un chantier à risque doit faire face à la réapparition soudaine de son fils qui déclare vouloir exercer le même métier que lui…
o IT’S ALWAYS SUNDAY (1956 – N&B – 25 mn)
Un révérend, considéré par les vagabonds comme la « bonne poire » du coin, reçoit la visite de deux compères affamés et donne une belle leçon de charité…
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DVD 5 - Deux rouquines dans la bagarre
DIALOGUE AVEC ALLAN DWAN PAR PETER BOGDANOVICH (9 mn)
AU SECOURS DE CAIN (28 mn)
Robert Blees, scénariste de Deux rouquines dans la bagarre, raconte sa collaboration avec Allan Dwan et Benedict Bogeaus sur ce film, notamment comment il a transformé « le seul mauvais roman de James M. Cain » en scénario détonant.
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