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RUE CASES-NÈGRES

Un film de Euzhan PALCY | Comédie dramatique | France | 1983 | 106mn

À six mille kilomètres de la métropole qui prépare l’Exposition coloniale de 1931, la Martinique vit à l’heure des vacances d’été. Au milieu de la plantation, la rue Cases-Nègres : deux rangées de cases de bois désertées par les adultes partis travailler dans la canne à sucre sous le contrôle des économes et des commandeurs. Parmi les enfants qui passent leur été à s’amuser se trouve José, onze ans, orphelin élevé avec fermeté et amour par M’an Tine, sa grand-mère. Bientôt, la vie séparera les enfants, au gré de leurs succès ou de leurs échecs scolaires…

Sortie en salles le 17 février 2010


Premier long-métrage de la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy, Rue Cases-Nègres est l’adaptation passionnée du grand roman créole de Joseph Zobel. Sous le regard d’un jeune garçon situé à un âge charnière, c’est une page de l’histoire coloniale qui se raconte : celle des coupeurs de canne, tout comme celle des békés qui les exploitent. Contre l’omission et l’injustice d’un système aliénant, les souvenirs de José, teintés de nostalgie, amorcent l’apprentissage d’une vie nouvelle s’appuyant sur la transmission des anciens. Soutenue à l’époque par François Truffaut, Euzhan Palcy filme ce récit de coeur avec une justesse naturelle, sans misérabilisme ni édulcoration et en laissant le champ à la réalité nue. Récompensé par de très nombreux prix à travers le monde, Rue Cases-Nègres, en plus d’être un symbole de l’identité collective antillaise, demeure un classique universel.

Réalisation : Euzhan PALCY

Scénario : Euzhan PALCY, d'après le roman La Rue Cases-Nègres de Joseph ZOBEL

Avec : Garry CADENAT, Darling LEGITIMUS, Douta SECK, Joël PALCY, Joby BERNABE, Francisco CHARLES & Marie-Jo DESCAS

Musique : Groupe Malavoi

Montage : Marie-Josèphe YOYOTTE

Chef-opérateur : Dominique CHAPUIS

Production : S.U.M.A.F.A., ORCA, NEF DIFFUSION

Producteurs : Michel LOULERGUE, Alix REGIS & Jean-Luc ORMIERES


        
        
        


        
                    
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Euzhan PALCY

Euzhan Palcy naît le 13 février 1958 à Martinique, passant la plus grande partie de son enfance dans le village du Gros-Morne. Elle y exerce déjà son imaginaire débridé et son désir de cinéma, au contact de films américains visionnés à la salle paroissiale de son village, puis à Fort-de-France. C’est à cette même époque qu’elle découvre l’ouvrage de Joseph ZOBEL, Rue Cases-Négres, dont l’adaptation cinématographique devient une idée fixe pour la jeune fille.


 

Chemin faisant, Euzhan Palcy s’exerce à la réalisation dès l’âge de dix-sept ans, pour La Messagère (1975), moyen-métrage considéré comme la première dramatique d’Outre-mer, tourné de manière artisanale, en cachette, avec son frère Joël (présent dans Rue Cases-Nègres). Galvanisée par le succès de sa diffusion à la télévision antillaise, la jeune réalisatrice part pour la France poursuivre ses études, à la recherche de cinéastes africains. On la retrouve ainsi au générique de Safrana ou le droit à la parole (Sidney Sokhona) et O Mediana (Constant Gros-Dubois) au poste d’assistant-réalisateur. Cette période d’apprentissage se concrétise par son premier court-métrage, L’atelier du diable (1982), conte initiatique où un enfant ose s’aventurer dans la mystérieuse maison d’un vieil homme considéré comme un « sorcier », vivant reclus avec son coq.


 

Peu après, sa rencontre avec le producteur Claude Nedjar (Lacombe Lucien, La Guerre du Feu) est décisive pour concrétiser son rêve, soutenue par François Truffaut. Description passionnée d’une époque charnière de la colonisation, tourné en créole, sur le quotidien d’une grand-mère se tuant à la tâche pour que son petit-fils puisse réussir ses études, Rue Cases-Nègres est récompensé de nombreuses fois en festivals, et est distingué par le prix de la meilleure première œuvre aux Césars en 1984, ainsi qu’à la Mostra de Venise. Après François Truffaut, c’est un autre personnalité de choix qui soutient Palcy, soit Robert Redford, qui la propulse à la deuxième édition du laboratoire de Sundance. Doté d’un budget bien plus conséquent (20 millions de dollars contre 500 000 dollars pour Rue Cases-Nègres), son deuxième long-métrage, Une Saison Blanche et sèche, est adapté d’André Brink, un plaidoyer contre l’Apartheid en Afrique du Sud où se croise Marlon Brando et Donald Sutherland.


 

Après le succès critique de ce deuxième essai, Euzhan Palcy s’engage peu à peu dans la voie du documentaire au cours des années 1990, s’impliquant toujours dans la mise en valeur de la culture et l’Histoire des populations d’Outre-mer. Si Siméon raconte la vie d’un jeune musicien créole sur le ton de la fiction, Aimée Césaire : une voix pour l’histoire est une série de trois documentaires sur le célèbre poète et politique martiniquais. Tout comme Parcours de dissidents, hommage aux dissidents Antillais et à leur action au sein de l'Histoire, au son de la voix de Gérard Depardieu. Quant aux Mariées de l’île Bourbon, cette fiction télévisuelle raconte l’installation des colons français en Martinique et du métissage de la population par le mariage de ces derniers avec les esclaves venus de Madagascar.

 

DVD - RUE CASES NÈGRES
DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ
Version Française & Créole Stéréo
Sous-Titres Français
Format 1.85 respecté
16/9 compatible 4/3 – Couleurs

SUPPLÉMENTS

. L’AMOUR SANS "JE T’AIME" (30 mn)
La réalisatrice Euzhan Palcy raconte avec émotion comment Rue Cases-Nègres a été créé, de la difficile genèse du projet au tournage en Martinique.

. EUZHAN PALCY AU TRIANON (15 mn)
Lors d’une rencontre avec des collégiens au cinéma Le Trianon de Noisy-le-Sec / Romainville, la réalisatrice de Rue Cases-Nègres échange avec les enfants à propos de son film et sa carrière.

. GALERIE PHOTOS

. BANDE-ANNONCE

17,05 €

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