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UNE VILLE D’AMOUR ET D’ESPOIR

(Ai to kibo no machi)

Un film de Nagisa OSHIMA | Comédie dramatique | Japon | 1959 | 62mn

Le père du jeune étudiant Masao vient de mourir, sa mère est malade et sa petite sœur, handicapée, passe ses journées à jouer ou dessiner des animaux morts… Seul capable de subvenir aux besoins de sa famille, Masao vend des pigeons et rencontre à cette occasion Kyoko, une jeune fille riche.

Après ses études de droit, Oshima travaille comme assistant-réalisateur à la Shochiku en 1954. Une ville d'amour et d'espoir est l’un de ses premiers films dans cette structure : il développe une variation sur la délinquance juvénile – sujet en vogue à l’époque que Oshima abordera à nouveau avec Contes cruels de la jeunesse. Ce film surprend les dirigeants du studio par son point de vue critique sur la société japonaise industrialisée en plein essor.

Réalisation : Nagisa OSHIMA

Scénario :Nagisa OSHIMA

Avec : Hiroshi FUJIKAWA, Yuki TOMINAGA, Yûko MOCHIZUKI, Michio ITO , Fumio WATANABE

Musique : Riichiro WANABE

Directeur de la photographie : Hiroyuki KUSUDA

Montage : Yoshi SUGIHARA

Production : Shochiku Kinema Kenkyû-jo

        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Nagisa OSHIMA


Né à Kyoto en 1932, Nagisa Oshima représente la figure de proue de la nouvelle vague japonaise et le partisan d’une notion exacerbée du cinéma d’auteur.

Après des études de droit politique à l’Université de Kyoto, il entre en 1954 à la Shochiku en tant qu’assistant-réalisateur, notamment avec Yoshitaro Nomura, Masaki Kobayashi, et Hideo Oba. Le studio Shochiku lui permet de tourner ses premiers films, Une ville d’amour et d’espoir (1959), Contes cruels de la jeunesse (1960) et L’Enterrement du soleil (1960), films au sujet neuf et au style énergique qui le désignent comme l’un des chefs de file de la « nouvelle vague japonaise ».

Mais son film suivant, Nuit et brouillard au Japon (1960), tourné pratiquement à l’insu du studio et traitant d’un sujet politique brûlant, cause un scandale. La Shochiku retire le film de l’affiche au bout de 4 jours. Oshima quitte la compagnie avec fracas et crée sa propre compagnie, la Sozosha, avec l’aide de sa femme, l’actrice Akiko Koyama.

Il tourne alors une douzaine de films s’attaquant à divers tabous du Japon moderne, en particulier le sexe et le crime. C’est dans cette perspective que se situent L’Obsédé en plein jour, Été japonais : double suicide, À propos des chansons paillardes au Japon et Le Retour des trois soûlards. En marge des chefs-d’œuvre plus classiques comme Le Petit garçon (1969) ou La Cérémonie (1971), ces 4 films comptent parmi les plus provocateurs de leur auteur. Formellement audacieux, politiquement rebelles, ils associent drame et burlesque et laissent une très forte impression de liberté artistique totale. Encore méconnus aujourd’hui, ils illustrent une période exceptionnellement fertile et inventive dans la carrière du réalisateur.

À la fin des années 60, Oshima dissout sa compagnie, pensant abandonner le cinéma. C’est grâce à la collaboration d’un producteur français, Anatole Dauman, qu’Oshima peut tourner ce qui devient son plus grand succès international : L’Empire des sens (1976). Il réalise ensuite L’Empire de la passion (1978) prix de la mise en scène à Cannes, Furyo (1983) avec David Bowie et Max, mon amour (1986), et se consacre également à la télévision. Son dernier film, Tabou, remonte à 1999.

 

COFFRET LA TRILOGIE DE LA JEUNESSE

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COFFRET NAGISA OSHIMA LA TRILOGIE DE LA JEUNESSE

 

 

3 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Version Originale

Sous-Titres Français

Format 2.35 respecté – 16/9 compatible 4/3 – N&B

 

DVD 1 - Une Ville d'amour et d'espoir

LES SUPPLÉMENTS :

. Les Soleils de demain (1959 - Couleurs - 6 mn)

« Film de salutation » projeté en avant programme dans les salles de cinéma au Japon, Les Soleils de demain est le premier sujet réalisé par Nagisa Oshima pour la Shochiku et passe en revue une dizaine de jeunes acteurs, tous futures stars du studio.

. 100 ans de cinéma japonais (1994 - Couleurs et N&B - 52 mn), un documentaire de Nagisa Oshima

Un panorama de l’histoire du cinéma japonais marqué par l’empreinte de nombreux cinéastes majeurs (Ozu, Yamamoto, Kinoshita ou encore Fukasaku) et accompagné de nombreux extraits.

 

DVD 2 - Contes cruels de la jeunesse

LES SUPPLÉMENTS :

. Le Japon sous tension (25 mn)

Donald Richie, historien du cinéma japonais, revient sur les premières œuvres d’Oshima, nerveuses, engagées, explosives et ouvrant de nouvelles perspectives formelles au sein des studios Shochiku.

. Extraits des carnets de notes d’Oshima(11 mn)

Tiré de quatre carnets rédigés par Oshima entre 1959 et 1960, un essai décrivant le processus de réflexion et de création du cinéaste pour le film Contes cruels de la jeunesse.

. Bande-annonce

 

DVD 3 - L'Enterrement du Soleil

LES SUPPLÉMENTS :

. La Révolte Nagisa Oshima (25 mn)

Avec La Trilogie de la jeunesse et Nuit et brouillard au Japon, Oshima fait un portrait de la jeunesse japonaise des années 60. Yoichi Umemoto, critique de cinéma et professeur à l’université de Yokohama, revient sur l’impact anticonformiste de ces quatre films.

40,12 €

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