RETOUR DES TROIS SOÛLARDS, LE

RETOUR DES TROIS SOÛLARDS, LE
(Kaette Kita Yopparai)

Un film de Nagisa OSHIMA | Comedie-Dramatique | Japon | 1968 | 77mn

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Trois étudiants partent en vacances au bord de la Mer du Japon. Au cours d’une baignade, leurs vêtements leur sont dérobés et remplacés par de vieux uniformes de soldats et d’étudiants coréens. Contraints de les porter faute de mieux, ils sont bientôt suspectés d’être entrés clandestinement au Japon et pris en chasse par la police…

Le Retour des trois soûlards entraîne le cinéma d’Oshima sur la voie du burlesque, tout en explorant, dans le droite lignée d’À propos des chansons paillardes au Japon, la culture populaire et l’imaginaire collectif du Japon d’après-guerre. Mais cette fable identitaire assume également les enjeux sociopolitiques de l’époque : le sort que le Japon réserve à ses résidents coréens, ou son rôle « pacifique » dans le conflit vietnamien. Nouvel outrage à la bienséance cinématographique, Le Retour des trois soûlards fut d’ailleurs l’occasion d’une nouvelle rupture entre Oshima et la Shochiku.

Réalisation : Nagisa OSHIMA

Scénario : Tsutomu, TAMURA, Mamoru SASAKI & Nagisa OSHIMA

Avec : Kazuhiko KATO, Osamu KITAYAMA, Norihiko HASHIDA

Musique : Hikaru HAYASHI

Montage : Keiichi URAOKA

Directeur de la photographie : Yasuhiro YOSHIOKA

Production : SOZOSHA

Producteur : Masayuki NAKAJIMA

 

 

 

Réalisateur
Nagisa OSHIMA

Nagisa OSHIMA


Né à Kyoto en 1932, Nagisa Oshima représente la figure de proue de la nouvelle vague japonaise et le partisan d’une notion exacerbée du cinéma d’auteur.

Après des études de droit politique à l’Université de Kyoto, il entre en 1954 à la Shochiku en tant qu’assistant-réalisateur, notamment avec Yoshitaro Nomura, Masaki Kobayashi, et Hideo Oba. Le studio Shochiku lui permet de tourner ses premiers films, Une ville d’amour et d’espoir (1959), Contes cruels de la jeunesse (1960) et L’Enterrement du soleil (1960), films au sujet neuf et au style énergique qui le désignent comme l’un des chefs de file de la « nouvelle vague japonaise ».

Mais son film suivant, Nuit et brouillard au Japon (1960), tourné pratiquement à l’insu du studio et traitant d’un sujet politique brûlant, cause un scandale. La Shochiku retire le film de l’affiche au bout de 4 jours. Oshima quitte la compagnie avec fracas et crée sa propre compagnie, la Sozosha, avec l’aide de sa femme, l’actrice Akiko Koyama.

Il tourne alors une douzaine de films s’attaquant à divers tabous du Japon moderne, en particulier le sexe et le crime. C’est dans cette perspective que se situent L’Obsédé en plein jour, Été japonais : double suicide, À propos des chansons paillardes au Japon et Le Retour des trois soûlards. En marge des chefs-d’œuvre plus classiques comme Le Petit garçon (1969) ou La Cérémonie (1971), ces 4 films comptent parmi les plus provocateurs de leur auteur. Formellement audacieux, politiquement rebelles, ils associent drame et burlesque et laissent une très forte impression de liberté artistique totale. Encore méconnus aujourd’hui, ils illustrent une période exceptionnellement fertile et inventive dans la carrière du réalisateur.

À la fin des années 60, Oshima dissout sa compagnie, pensant abandonner le cinéma. C’est grâce à la collaboration d’un producteur français, Anatole Dauman, qu’Oshima peut tourner ce qui devient son plus grand succès international : L’Empire des sens (1976). Il réalise ensuite L’Empire de la passion (1978) prix de la mise en scène à Cannes, Furyo (1983) avec David Bowie et Max, mon amour (1986), et se consacre également à la télévision. Son dernier film, Tabou, remonte à 1999.

 

 

DVD - RETOUR DES TROIS SOÛLARDS, LE

DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ

Version Originale

Sous-Titres Français

Format 2.35 respecté – 16/9 compatible 4/3 – Couleurs

Durée du Film : 77 mn



INCLUS

PRÉFACE DE CHARLES TESSON

+ BANDE-ANNONCE

14,99 €

 

 

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  • CONTES CRUELS DE LA JEUNESSE
  • ENTERREMENT DU SOLEIL, L'
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